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Vaccination

Pour le PDG de Pfizer, une 3e dose sera «probablement» nécessaire



Albert Bourla évoque aussi une vaccination qui pourrait être annuelle.  (Photo: Romain Gamba / Maison Moderne)

Albert Bourla évoque aussi une vaccination qui pourrait être annuelle.  (Photo: Romain Gamba / Maison Moderne)

Une troisième dose du vaccin Pfizer-BioNTech devrait être inoculée entre 6 et 12 mois après les premières, selon Albert Bourla, le patron du géant américain. Ce dernier annonçant aussi l’arrivée encore plus massive de ses vaccins contre le Covid-19 sur le continent européen. 

Dans une interview diffusée jeudi et retransmise à la télévision américaine NBC, Albert Bourla, le PDG du laboratoire américain Pfizer, a expliqué qu’il sera «probablement» nécessaire d’administrer une «troisième dose» de son vaccin. Et ce, «quelque part entre 6 à 12 mois après les premières». Il a également estimé qu’à partir de là, «il y aura une vaccination à nouveau chaque année, mais tout cela doit être confirmé».

Le plus utilisé au Luxembourg

En février déjà, les laboratoires Pfizer et BioNTech avaient annoncé tester une troisième dose de leur vaccin, afin de permettre une meilleure réaction du système immunitaire.

Pour rappel, le vaccin Pfizer-BioNTech est celui qui est le plus utilisé au Luxembourg. Si on se fie aux données transmises par le Centre européen de prévention et de contrôle des maladies (ECDC) en date du 15 avril, près de 90.000 doses inoculées chez nous (sur un total de 135.092) provenaient des laboratoires Pfizer et BioNTech. 

Quatre fois plus de doses au deuxième trimestre

Par ailleurs, dans un autre entretien accordé ces derniers jours par Albert Bourla, et à retrouver sur le site du journal Les Échos , le PDG explique: «Nous allons augmenter considérablement nos livraisons à l’Union européenne dans les semaines à venir. Ce trimestre, nous livrerons quatre fois plus de doses qu’au premier trimestre, soit 250 millions de doses, contre 62 millions. Et nous sommes en discussion pour faire encore davantage.» Pour rappel, la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, avait annoncé l’arrivée de 50 millions de doses supplémentaires au deuxième trimestre de cette année, à compter du mois d’avril.

Bourla ajoutant encore dans cette même interview que, suite  aux problèmes que rencontrent actuellement les laboratoires AstraZeneca et Johnson & Johnson , «Pfizer et BioNTech peuvent fournir à l’Europe, si nécessaire, des centaines de millions de doses supplémentaires en 2022 et 2023, produites dans nos usines situées en Europe».

Concernant le coût jugé élevé de son sérum, comparé à celui de ses concurrents, le PDG a expliqué: «Les vaccins ont un prix inestimable. Ils sauvent des vies humaines, ils permettent de rouvrir les économies, mais nous les vendons au prix d’un repas», ajoutant qu’il était vendu moitié moins cher dans les pays à revenu intermédiaire. 

Enfin, le big boss du géant américain a également expliqué travailler sur un vaccin pour les jeunes (12-15 ans), dont il est convaincu qu’il sera approuvé. Tout en voyant un retour à la vie normale en Europe à l’automne…