POLITIQUE & INSTITUTIONS — Europe

Coronavirus

Un passeport sanitaire européen dès le 1er juillet



L’Union européenne est tombée d’accord sur un passeport vaccinal qui permettra de voyager cet été. (Photo: Shutterstock)

L’Union européenne est tombée d’accord sur un passeport vaccinal qui permettra de voyager cet été. (Photo: Shutterstock)

Les citoyens européens bénéficieront bien d’un «passeport coronavirus» pour pouvoir voyager à travers l’Europe cet été. Parlementaires et représentants des différents États se sont mis d’accord ce 20 mai sur un compromis.

Les institutions européennes – Parlement, Conseil et Commission – ont accordé leurs violons ce jeudi 20 mai sur le futur «passeport coronavirus» européen qui dit permettre aux citoyens de l’Union européenne de voyager cet été.

Le «certificat numérique européen Covid» entrera en vigueur dès le 1er juillet prochain. Il sera basé sur trois types d’informations: la preuve de la vaccination, un test PCR négatif de moins de 72 heures ou des données attestant de la présence d’anticorps suite à une infection.

Il prendra la forme d’un document papier ou d’un QR code disponible sur smartphone.

La principale pierre d’achoppement entre le Conseil et le Parlement se situait au niveau de l’équité à respecter pour l’ensemble des citoyens européens. Les parlementaires se battaient pour la gratuité des tests, alors qu’actuellement les prix demandés varient fortement entre les différents États.

100 millions pour des tests

Il a finalement été décidé que la Commission dégagerait une enveloppe de 100 millions d’euros pour acheter des tests et que ce montant pourrait être doublé au besoin. Le texte précise que ces tests doivent être «abordables et accessibles» dans la mesure où beaucoup d’Européens ne seront pas vaccinés avant plusieurs semaines, voire plusieurs mois.

Enfin, le Parlement aurait souhaité voir disparaître les mesures supplémentaires comme la quarantaine une fois le passeport sanitaire validé. Les États ont, eux, plaidé la compétence nationale et un compromis a été obtenu sur le fait que ces mesures deviendront exceptionnelles et qu’elles n’interviendront que pour sauvegarder la santé publique dans le cadre de la pandémie.