POLITIQUE & INSTITUTIONS — Europe

Covid-19

Le certificat vert sera bien là d’ici l’été



Le certificat vert doit faciliter la mobilité en Europe, mais ne constituera pas un certificat d’immunité. (Photo: Shutterstock)

Le certificat vert doit faciliter la mobilité en Europe, mais ne constituera pas un certificat d’immunité. (Photo: Shutterstock)

Dans une réponse parlementaire, les ministres Paulette Lenert et Jean Asselborn confirment que le Luxembourg se basera bien sur le modèle européen en termes de certificat vert numérique. Et si nombre de détails restent à régler, il sera bien opérationnel avant l’été.

Le certificat vert numérique sera le futur précieux sésame pour voyager plus facilement en Europe. Et dans une réponse parlementaire aux députés Laurent Mosar (CSV) et Martine Hansen (CSV), les ministres de la Santé, Paulette Lenert (LSAP), et des Affaires étrangères et européennes, Jean Asselborn (LSAP), ont apporté des précisions importantes.

Tout d’abord, le duo de l’Exécutif confirme que le Luxembourg se basera bien sur le modèle européen de certificat vert. Le contraire aurait été curieux, la Commission européenne étant très active sur ce sujet. On notera que la France et Malte ont été les deux premiers pays à tester voici une semaine l’interopérabilité du système. Au total, 18 pays européens et l’Islande sont concernés par la phase de test.

Ensuite, en ce qui concerne le Luxembourg, il est prévu que «les certificats verts soient opérationnels d’ici l’été». Pour cela, «les travaux relatifs à la mise en œuvre technique progressent dans le cadre d’un groupe de travail institué sous l’égide du réseau eSanté de la Commission européenne, et parallèlement au processus législatif».

Ce certificat vert ne pourra enfreindre la libre circulation, droit fondamental des Européens. Mais il doit veiller à éviter de subir différentes mesures (quarantaine, test, isolement…) dans les pays où l’on se rend si une personne peut fournir la preuve «qu’elle a été vaccinée contre le Covid-19, a reçu un résultat négatif à un test de dépistage ou a récupéré d’une infection au Covid-19.» Pas question donc d’identifier des personnes immunisées. L’objectif est de «certifier des documents qui existent déjà actuellement. Cette certification prendra la forme d’un code sécurisé par des procédés cryptographiques qui est apposé sur les documents» comme un certificat de vaccination, de test ou de rétablissement. 

Ce sont les entreprises allemandes T-Systems et SAP qui ont été chargées de développer le système.