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Horesca

L’ouverture jusqu’à 1h du matin, en attente d’analyse



Lex Delles trouve la demande des restaurateurs luxembourgeois pertinente, mais la décision de leur accorder l’ouverture jusqu’à une heure du matin ou non dépendra des analyses faites par le ministère de la Santé. (Photo: Matic Zorman / Maison Moderne)

Lex Delles trouve la demande des restaurateurs luxembourgeois pertinente, mais la décision de leur accorder l’ouverture jusqu’à une heure du matin ou non dépendra des analyses faites par le ministère de la Santé. (Photo: Matic Zorman / Maison Moderne)

Le ministre des Classes moyennes félicite l’Horesca pour son argumentaire concernant une ouverture jusqu’à 1h du matin. La décision de la leur accorder ou non doit s’appuyer sur l’analyse de la situation sanitaire.

Les cafés et restaurants pourront-ils bientôt ouvrir jusqu’à 1h du matin? C’est en tout cas ce qu’a demandé hier leur fédération, l’Horesca , dans un communiqué de presse. Aujourd’hui, ils sont limités à minuit à cause de la crise sanitaire.

«Je trouve leur argumentation pertinente», a réagi le ministre des Classes moyennes Lex Delles (DP). «Si on a une heure en plus, on peut étaler les réservations sur la soirée», et donc mieux respecter les distances de sécurité entre les personnes. «Il y a un problème parce que les terrasses sont fermées et on a moins de tables. Je comprends tout à fait leur argumentaire.»

La prudence reste cependant de mise: «Nous sommes en temps de crise. Nous sortons de la phase de rentrée, laissons-nous le temps de voir et analyser ses impacts, puis prenons une décision. Nous sommes en étroite concertation avec le ministère de la Santé, j’ai un contact hebdomadaire avec Mme Lenert (Déi Gréng). Il faut faire des analyses avec les calculs de ce qu’il peut se passer ou non avec cette ouverture. Laissons travailler les équipes de santé pour faire ces calculs.»

56.000 bons de 50 euros utilisés sur 700.000

Le monde de la nuit souffre lui aussi énormément de la crise. «Le secteur s’est adapté, on voit que des boîtes de nuit se sont transformées en café ou restaurant, je pense que c’est le bon geste», commente le ministre. «Évidemment, une boîte où vous ne pouvez pas danser, ce n’est pas la même chose.» Il rappelle que ces dernières sont aussi concernées par le « fonds de relance et de solidarité », qui prévoit une aide financière de 1.250 euros par salarié jusqu’au mois de novembre pour les entreprises du tourisme, de l’événementiel, de l’horeca, de la culture et du divertissement.

Concernant les hôteliers, Lex Delles se réjouit des 56.000 bons déjà utilisés. Même si c’est peu comparé aux 700.000 distribués, «si un emploi ou une entreprise ont été sauvés grâce à ces bons, c’est un succès», affirme le ministre, qui relate des retours positifs de leur part. Les clients ont encore jusqu’au 31 décembre pour en profiter.