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Matières premières

L’Opep+ relâche un peu la pression sur le prix du pétrole



Les pays de l’Opep+ augmentent très progressivement leur production pour éviter la surchauffe. (Photo: Shutterstock)

Les pays de l’Opep+ augmentent très progressivement leur production pour éviter la surchauffe. (Photo: Shutterstock)

Les 23 pays membres de l’Opep+ se sont accordés sur un léger relèvement de leur production pétrolière à partir du mois d’août. De quoi, sans doute, éviter une flambée des prix de l’or noir.

Les prix du pétrole poursuivent leur lente décrue, entamée le 14 juillet dernier. Ce dimanche 18 juillet, les 23 États membres de l’Opep+ sont en effet tombés d’accord sur une augmentation de leur production de 400.000 barils par jour (bpj) à partir du mois d’août.

Après un record de l’année à 77,8 dollars le 5 juillet dernier, le brent de la mer du Nord perd un peu plus de 2% ce lundi matin, et pointe désormais à 71,7USD.

Confiants dans la hausse de la demande, notamment en Chine et en Inde, les membres du cartel pétrolier ont désormais prévu de se revoir en décembre pour réévaluer leur stratégie en fonction de l’évolution du marché.

En avril 2020, confronté à un confinement mondial et à un arrêt forcé de l’activité économique au niveau mondial, le pétrole avait chuté jusqu’à 20USD le baril , poussant les pays de l’Opep+ à réduire leur production de manière durable de 10 millions de bpj.

Depuis, l’activité économique est repartie à la hausse, provoquant des tensions sur le marché pétrolier. Les quotas ont donc été progressivement desserrés, et la limitation de la production n’est plus que de 5,8 millions de bpj aujourd’hui.

En relâchant à nouveau un peu leurs quotas de production, les pays membres de l’Opep+ ont par contre repoussé la date de fin du plafonnement de la production d’avril 2022 à décembre 2022.

Une hausse très lente de la demande

Selon les calculs de l’Agence internationale de l’énergie, la baisse de la consommation enregistrée en 2020 (-9 millions de bpj) mettra un certain temps à s’effacer. Notamment parce que de nombreux États ont fait le choix d’une politique de relance plus durable.

L’AIE estime que le niveau de consommation de 2019 (99,7 millions de bpj) ne sera à nouveau atteint qu’en 2023. La consommation sera avant tout soutenue par l’Asie et les pays émergents et par l’industrie pétrochimique, qui devrait être à la base de 70% de la croissance.

Les prix à la pompe ont suivi ces évolutions. En avril 2020, le prix du diesel était redescendu à 0,83 euro le litre, alors qu’il atteint aujourd’hui 1,236 euro.