ENTREPRISES & STRATÉGIES — Artisanat

Réaction à la réouverture des restaurants

«Nous aurions espéré des tables de six personnes»



Les terrasses rouvrent mercredi au Grand-Duché, les restaurants vendredi. Ce qui laisse peu de temps pour se préparer, déplore l’Horesca. (Photo: Shutterstock)

Les terrasses rouvrent mercredi au Grand-Duché, les restaurants vendredi. Ce qui laisse peu de temps pour se préparer, déplore l’Horesca. (Photo: Shutterstock)

L’Horesca, la fédération professionnelle du secteur, se dit contente de voir les établissements rouvrir cette semaine. Mais elle critique le manque d’anticipation du gouvernement et aurait souhaité que les restaurants puissent accueillir six personnes par table, au lieu des quatre prévues.

Bonne nouvelle pour les restaurateurs: ils pourront investir leurs terrasses dès mercredi et rouvrir leurs établissements vendredi . «Disons merci pour tout ce qui a été fait», commence François Koepp , secrétaire général de l’Horesca (Fédération nationale des hôteliers, restaurateurs et cafetiers du Grand-Duché de Luxembourg). «Le bémol, c’est qu’on aurait aimé savoir cela plus tôt», se plaint-il. Selon lui, le délai laisse trop peu de temps aux restaurateurs pour faire un mailing de réouverture aux clients. «La Provençale ne saura pas livrer tous les restaurants d’un coup», ajoute-t-il.

Quatre par table

«D’un autre côté, ce que je ne comprends pas, c’est pourquoi on n’a le droit qu’à quatre personnes par table, alors qu’à la maison, les gens peuvent s’inviter et être 10», poursuit-il. Les clients peuvent être plus nombreux seulement s’ils vivent sous le même toit. «Nous aurions vraiment espéré des tables de six personnes», qui permettent notamment la poursuite des discussions après des séminaires d’entreprise, selon lui. Il espère que cette limite sera levée d’ici deux ou trois semaines.

La distance de 1,50 mètre entre les tables correspond aux attentes de la fédération. «Nous espérons que les clients et entreprises la respecteront.»

Concernant les aides économiques, l’Horesca se satisfait déjà des 1.250 euros promis par salarié en poste et des 250 par salarié au chômage provisoire . «Elles sont plus favorables qu’à l’étranger», compare-t-il. «Il faudra voir leurs effets dans le futur avant de les juger.»