POLITIQUE & INSTITUTIONS — Institutions

rentrée scolaire

L’OGBL dénonce le «chaos» dans le fondamental



L’organisation annoncée la semaine dernière semble difficile à mettre en œuvre, en particulier au niveau du respect des groupes constitués entre l’école et les maisons relais. (Photo : Matic Zorman / archives / Maison Moderne)

L’organisation annoncée la semaine dernière semble difficile à mettre en œuvre, en particulier au niveau du respect des groupes constitués entre l’école et les maisons relais. (Photo : Matic Zorman / archives / Maison Moderne)

À 13 jours du retour en classe, l’OGBL dénonce les nombreux couacs et incohérences de l’organisation prévue par le ministère de l’Éducation nationale.

Une semaine après la présentation par le ministre Claude Meisch (DP) des nouvelles règles encadrant la vie scolaire et périscolaire , la pratique semble plus complexe que la théorie.

Les maisons relais entrevoyaient déjà des points d’achoppement qui se sont confirmés avec la transmission par les parents de leurs besoins de prise en charge. L’OGBL énumère, de son côté, une longue liste de dysfonctionnements et incohérences remontant du terrain, n’hésitant pas à parler d’«organisation chaotique».

Dans le désordre: «les groupes (a priori deux par classe, ndlr) ne sont pas constitués d’après des critères pédagogiques, de genre ou de liens amicaux, mais exclusivement en fonction de l’inscription en maison relais», beaucoup de groupes atteignent 13 enfants au lieu de 10, les maisons relais doivent refuser l’accès à certains enfants ou alors n’ont pas assez de place pour respecter la stricte séparation entre les groupes, les crèches privées ne doivent ou ne peuvent pas suivre ces distinctions de groupes, l’accueil après 18h n’est pas assuré…

Diviser les classes seulement si nécessaire

«Il est clair que la santé prime», assure le syndicat SEW/OGBL, qui a, de son côté, rassemblé les idées de plus de 400 enseignants pour une rentrée moins chaotique. «La quasi-unanimité des enseignants estime que les enfants doivent revenir à l’école aussi vite que possible. Les réticences proviennent principalement des enseignants du cycle 1 qui s’interrogent sur le concept de sécurité pour leurs élèves.»

Le SEW/OGBL préconise de renoncer à une «division générale des classes» et de la pratiquer seulement pour les classes de plus de 17 élèves ou si la salle de classe est trop petite. L’enseignant pourra ainsi «s’occuper des besoins des enfants de manière optimale et organiser des activités pédagogiques pertinentes», et ce à temps plein jusqu’aux vacances d’été. Et par ricochet, les maisons relais pourront s’organiser pour assurer un accueil jusqu’à 19h.

«Monsieur Meisch, beaucoup de temps a été gaspillé pour planifier une organisation qui n’est ni pertinente ni réalisable dans beaucoup d’endroits», conclut le SEW/OGBL. «Il est maintenant temps d’adopter une bonne solution et de donner du temps aux enseignants pour qu’ils puissent se préparer sur le plan pédagogique en vue de la reprise de l’école.»