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Qui sera l’entrepreneur de l’année 2016? (2/6)

Mike Koedinger: les médias dans le sang



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Mike Koedinger: «Être entrepreneur, c’est d’abord le choix de l’indépendance.» (Photo: Maison moderne / archives)

Lundi 12 décembre, EY Luxembourg récompensera l’entrepreneur de l’année. D’ici à la cérémonie, Paperjam.lu présente les six finalistes. Après Michel Detaille, lundi, voici Mike Koedinger, fondateur de l’entreprise de médias Maison Moderne (éditrice, entre autres, de Paperjam).

Créativité, indépendance, qualité… Les trois piliers fondateurs de la société d’édition Maison Moderne caractérisent tout autant son fondateur, Mike Koedinger. Exigeant - tant avec lui-même qu’avec les autres - et intransigeant correspondent aussi très bien à cet entrepreneur de 46 ans, aujourd’hui à la tête du premier groupe d’édition indépendant du Luxembourg. Paperjam, bien sûr, mais aussi Delano, Explorator, Archiduc: voilà les titres phares de Maison Moderne, auxquels s’ajoutent de nombreuses publications co-éditées avec des clients.

L’aventure a commencé à la fin des années 80, lorsque Mike Koedinger décide d’arrêter ses études de commerce pour appliquer, dans la vraie vie, ce qu’il apprend dans les livres et les tableaux comptables. Tombé dans la marmite de l’édition dès le lycée, avec la réalisation d’un fanzine pour plusieurs lycées de son quartier, il franchit définitivement le pas en 1994, après quelques années principalement consacrées à l’organisation d’événements, et lance sa première «vraie» publication: Explorator, aujourd’hui le guide de référence national pour choisir ses sorties gastronomiques.

La machine est lancée et plus rien ne l’arrêtera. Et surtout pas les paris en apparence très osés, voire impossibles. Lancer, en 2000, un magazine mensuel «business», alors que depuis trois ans, on s’est forgé une solide réputation avec Nightlife.lu, une petite publication de poche mensuelle dédiée aux cultures urbaines et aux sorties nocturnes: cela a dû en faire sourire plus d’un. Aujourd’hui, le succès de Paperjam n’est plus à démontrer, le magazine économique et financier étant devenu le titre indépendant ayant la plus grande audience nationale…

Savoir bien s’entourer

«Être entrepreneur, c’est d’abord le choix de l’indépendance», explique d’ailleurs aujourd’hui Mike Koedinger. «C’est ensuite la poursuite d’une idée, la création de valeur, la volonté d’apporter du changement.» Depuis les premières pages imprimées, le CEO de Maison Moderne a toujours souhaité contribuer à faire avancer le pays, à participer et accompagner les changements sociétaux et les élans de modernisation d’un Luxembourg qui a le potentiel pour se défaire de cette image de conservatisme qui le caractérise généralement.

Nico en 2002, Archiduc en 2010, Delano en 2011: les publications «maison» se succèdent en autant de success-stories auxquelles s’ajoutent des magazines co-édités pour le compte de prestigieux clients: Luxair, avec Flydoscope (depuis 2005), la Ville de Luxembourg avec City Mag (un an plus tard) puis la Chambre de commerce (avec Merkur en 2015).

En même temps, la structure grossit. D’une quinzaine d’employés en 2004, elle atteint déjà la cinquantaine quatre ans plus tard. Aujourd’hui, elle flirte avec les 100, avec des équipes qui se sont développées dans ses quatre grandes lignes de métiers: édition (surtout presse, mais aussi des livres), agence de communication spécialisée en content marketing, régie publicitaire et business club (le plus grand club d’affaires privé du pays, avec 800 entreprises membres et formateur agréé par l’État).

Il faut une sacrée équipe pour réaliser les ambitions et la vision d’un créateur d’entreprise.

Mike Koedinger, CEO Maison Moderne

«Ma plus grande fierté tout au long de ces années est de toujours avoir réussi à bien m’entourer. Des premiers collaborateurs free-lances en 1994 jusqu’à l'actuel président de notre conseil d’administration (Jean-Claude Bintz, ndlr). Il faut une sacrée équipe pour réaliser les ambitions et la vision d’un créateur d’entreprise. C’est l’union qui fait la force!»

Dans les prochaines semaines, début 2017, Maison Moderne devrait franchir le cap des 100 collaborateurs. «C’est un moment symbolique qui nous encourage aussi à continuer à améliorer l’organisation globale de l’entreprise», explique Mike Koedinger. Cette volonté de repenser la gouvernance globale fait partie des 10 priorités arrêtées pour 2017. Une autre sera aussi de «réinventer» Paperjam. «Rendez-vous en septembre 2017».