POLITIQUE & INSTITUTIONS — Politique

Législatives 2018

Étienne Schneider adoubé par les cadres du LSAP



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Étienne Schneider veut toujours ouvrir la discussion sur le temps de travail et le principe de la semaine de 40 heures. (Photo: Anthony Dehez)

Le vice-Premier ministre a été désigné tête de liste par les délégués de son parti dimanche. Étienne Schneider ne veut pas «faire peur» sur le futur du pays et affirme l’ancrage social du parti.

Le LSAP devra prouver qu’il est encore une force vive importante en octobre prochain, dans un contexte difficile pour les socialistes en Europe. Le congrès du parti organisé dimanche en prélude aux élections législatives avait premièrement pour objectif de mobiliser les délégués qui étaient 371 au centre culturel Barblé à Bertrange.

«Le LSAP est vivant. Et nous en sommes fiers», a lancé Claude Haagen. Et comme pour mieux marquer l’ADN social du parti, son président a énoncé quelques mesures qui figureront au programme – à finaliser – comme l’augmentation du salaire minimum, l’introduction du tiers payant, une indexation des allocations familiales et un «pas touche» aux pensions. Le programme du parti sera finalisé avant l’été au terme d’une consultation de groupes de travail.

À l’égard du récent rapprochement ADR/Wee2050, du positionnement du CSV la veille, le LSAP veut mettre l’humain au cœur de sa démarche et ne veut pas faire peur sur le futur du pays, qu’il s’agisse des questions de croissance ou d’intégration. Le président de la fraction, Alex Bodry, s’est quant à lui félicité du nombre de dossiers passés durant la mandature qui s’achève ainsi que de la bonne tenue de la coalition.


371 délégués avaient fait le déplacement au centre culturel Barblé à Bertrange.

Le CSV en ligne de mire

Point commun entre Alex Bodry et Étienne Schneider: le CSV. Les deux responsables du LSAP ont pointé le peu de propositions concrètes de la part du principal parti d’opposition.

Le vice-Premier ministre et ministre de l’Économie se présentait quant à lui face aux délégués de son parti comme candidat à la tête de liste nationale pour justement livrer la bataille des idées face à Claude Wiseler avec lequel il pourrait pourtant gouverner, lui en tant que premier et la tête de liste en tant que vice-premier selon une interview livrée pour l’édition magazine de février 2018 de Paperjam.

Social, progressif, juste et solidaire

Sur scène, Étienne Schneider a déclaré que les fruits de la croissance devaient bénéficier à tous et que la ligne directrice du parti pour octobre sera tracée autour des notions suivantes: social, progressif, juste et solidaire.

Pour le vice-Premier ministre, le gouvernement sortant a réalisé des réformes et chantiers qui vont en ce sens, dont la réforme fiscale, la refonte des finances municipales, et la réforme des services de secours qui améliorent la couverture des soins d’urgence.

Le Luxembourg a besoin de politiciens avec une vision et des idées claires.

Étienne Schneider

«Notre premier objectif sera de réduire l’écart entre les riches et les pauvres», a déclaré Étienne Schneider, qui ne veut laisser personne tomber et surtout ne pas laisser le pays ronronner, allusion à Claude Wiseler. «Le Luxembourg a besoin de politiciens avec une vision et des idées claires – des acteurs, pas des dormeurs», lance Étienne Schneider qui précisait dans son interview à Paperjam qu’une quelconque forme de retour en arrière serait une erreur.

L’idée d’une remise à plat du temps de travail et de la semaine de 40 heures a ainsi été à nouveau formulée par Étienne Schneider, un an après avoir créé la surprise sur le sujet.

Étienne Schneider a été désigné à 94,74% par les délégués. Il était déjà tête de liste en 2013 et avait déjà été annoncé comme tel pour le scrutin de cette année en janvier

Parmi les 60 candidats des listes du LSAP déjà validées en congrès de section, on dénombre 25 femmes et 30 nouveaux candidats.