PLACE FINANCIÈRE & MARCHÉS — Banques

Mon premier salaire (1/10)

N. Polli: «8,75$ de l’heure comme consultant en informatique»



Le premier salaire de Niccolo Polli s’élevait à 8,75 dollars de l’heure, pour un travail de consultant en informatique pour l’Université de Stanford. (Photo: Nader Ghavami/Archives) 

Le premier salaire de Niccolo Polli s’élevait à 8,75 dollars de l’heure, pour un travail de consultant en informatique pour l’Université de Stanford. (Photo: Nader Ghavami/Archives) 

Quel a été le premier salaire des dirigeants de la place financière? Qu’en ont-ils fait, et quelle expérience en ont-ils retirée? Paperjam.lu a posé la question à une dizaine de personnalités du secteur. Cette semaine: Niccolo Polli, CEO de HSBC Luxembourg.

Vous souvenez-vous du montant de votre premier salaire?

Niccolo Polli. – «Mon premier salaire était de 8,75 dollars de l’heure en tant que consultant en informatique pour l’université de Stanford. J’ai commencé ce travail pendant ma deuxième année d’études.

Au cours de ma troisième année d’études à l’université, j’ai accepté un deuxième emploi pour Darier Hentsch (devenu Lombard Odier, ndlr) en tant qu’analyste couvrant l’industrie du logiciel. J’avais fait un stage d’été chez eux, et ils m’ont demandé de continuer à travailler pour eux. Ils me payaient plus de 15 dollars de l’heure, ce que je trouvais énorme!

Que vous êtes-vous offert avec vos premiers salaires?

«J’ai essayé de travailler entre 10 et 15 heures par semaine, et j’ai utilisé tout l’argent pour m’amuser – voyages, dîners, boissons, films…! Je n’ai jamais été un grand amateur de shopping.

J’ai d’ailleurs toujours les chaussures que je portais pendant ma dernière année d’université, il y a plus de 20 ans (ce n’est pas une blague!).

Donc je me suis toujours offert des expériences plus que des objets.

Avez-vous aujourd’hui une devise par rapport à l’argent?

«Ma devise concernant l'argent est qu’il constitue un moyen pour atteindre une fin, et non une fin en soi. Je n’ai jamais essayé d’obtenir de l’argent pour le plaisir d’en avoir, mais plutôt pour ce à quoi il peut me donner accès, notamment en termes de voyages et d’expériences diverses.»