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conseil communal de luxembourg

Une motion DP-CSV pour davantage de répression à la Gare



Les riverains du quartier de la gare de Luxembourg n’en peuvent plus des dealers et de l’insécurité. La Ville renvoie aux compétences du gouvernement. (Photo: Matic Zorman/archives/Maison Moderne)

Les riverains du quartier de la gare de Luxembourg n’en peuvent plus des dealers et de l’insécurité. La Ville renvoie aux compétences du gouvernement. (Photo: Matic Zorman/archives/Maison Moderne)

Les partis de la majorité au conseil communal de Luxembourg ont cosigné une motion réclamant un durcissement de la lutte contre l’insécurité et le trafic de drogue dans le quartier de la gare.

En écho à l’intervention du ministre de la Sécurité intérieure, François Bausch  (Déi Gréng), les groupes DP et CSV du conseil communal de la Ville ont présenté une motion commune sur «la situation des quartiers Gare et Bonnevoie» lundi soir. Une situation qualifiée de «très préoccupante du point de vue sécurité et incivilités», et qui commande «l’urgence d’agir dans ce contexte, qui affecte de nombreux résidents et visiteurs de la ville et qui a un impact considérable sur l’image qu’elle projette, tant sur le plan national qu’international, compte tenu du nombre important de travailleurs et de voyageurs qui circulent dans les quartiers Gare et Bonnevoie». En témoigne la réunion publique du 25 septembre 2019 lors de laquelle les riverains avaient exprimé leur exaspération .

La motion s’étire sur 15 points et quatre pages, reprenant des propositions pour la plupart déjà évoquées, comme l’affectation de davantage de policiers dans ces quartiers, la multiplication des patrouilles policières à pied, l’analyse de l’efficacité du service Streetwork (qui assiste les personnes dans la rue), la décentralisation de la structure d’accueil Abrigado, le développement de la vidéosurveillance ou encore la «mise en place d’un groupe de coopération de haut niveau» réunissant chaque mois les acteurs étatiques et communaux.

Une motion adoptée sans Déi Gréng ni le LSAP, qui s’opposent à davantage de répression pour privilégier des mesures d’accompagnement social.