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Début du programme

Mathieu, 41 ans, volontaire pour l’étude «CON-VINCE»



Mathieu fait partie des 1.500 personnes du panel établi par TNS Ilres pour étudier la manière dont le virus se propage. (Photo: Paperjam)

Mathieu fait partie des 1.500 personnes du panel établi par TNS Ilres pour étudier la manière dont le virus se propage. (Photo: Paperjam)

Contacté mardi par TNS Ilres, Mathieu Lafond a donné son accord mercredi et est allé effectuer les premiers examens de l’étude «CON-VINCE» jeudi, comme 1.499 autres résidents représentatifs, afin que l’État puisse obtenir des données plus précises sur la propagation du virus et l’immunité.

«Est-ce que tu as le coronavirus?» «Si tu ne l’as pas, te faire tester, ça ne sert à rien!» «Tu prends la place de quelqu’un qui aurait besoin de se faire tester!» À peine Mathieu Lafond a-t-il dit qu’il participait au programme de recherche lancé par le gouvernement que les réactions ont fusé de partout, souvent empreintes d’incompréhension.

L’étude dirigée par le professeur Rejko Krüger, du Luxembourg Institute of Health, s’adresse à 1.500 résidents, sélectionnés par l’institut de sondage TNS Ilres dans ses 18.000 personnes auxquelles il a recours habituellement pour toutes sortes de sondages. L’objectif est d’avoir une idée plus précise de la présence du Covid-19 dans la population, puisque pour l’instant, les résultats sont basés sur ceux qui ont des symptômes et qui suivent alors le protocole de détection et de soins officiel . Ceux qui seraient positifs devraient d’ailleurs rejoindre le protocole de soins.

«J’étais déjà dans les fichiers de TNS Ilres», explique ce Français établi au Luxembourg depuis 18 ans. «Je me suis dit trois choses: d’abord, moi qui aime les études et les données scientifiques, si on veut pouvoir les lire, il faut que quelqu’un les fasse. Et s’ils ont besoin de volontaires, c’est aussi une manière d’aider un peu; ensuite, participer à cette étude donne un suivi sur un an, y compris de problèmes extérieurs au coronavirus, et qui seront alors signalés à mon médecin traitant. Du coup, je peux aussi protéger ma famille, mes enfants, mes collègues et connaissances; enfin, comme le labo n’est pas loin de chez moi, ce n’est très contraignant.»

Jeudi matin, il enchaîne une prise de sang, un test nasal et un autre test buccal. «Cela a pris cinq minutes en tout et pour tout.» Et l’exercice recommencera au début toutes les deux semaines, selon les organisateurs. Avant un rythme moins rapproché, mais pendant un an.

De ces tests gratuits et non rémunérés, les chercheurs auront une idée plus exacte de la prévalence du virus, mais aussi de la manière dont l’immunité existe et se développe, ou non. Une question-clé pour lever les restrictions.