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évaluation de la propagation

Les laboratoires prêts pour l’étude «CON-VINCE»



Laboratoires Réunis et Bionext Lab révèlent leur stratégie de tests pour l’étude «CON-VINCE». (Photo: Shutterstock)

Laboratoires Réunis et Bionext Lab révèlent leur stratégie de tests pour l’étude «CON-VINCE». (Photo: Shutterstock)

Laboratoires Réunis, Ketterthill et Bionext Lab se partageront les tests sur les 1.500 participants à l’étude «CON-VINCE», qui guidera la sortie de crise du coronavirus. Chacun s’organise à sa façon et se tient prêt pour les accueillir.

Trois laboratoires pour 1.500 participants. Et ils se tiennent prêts à les accueillir. Laboratoires Réunis, Ketterthill et Bionext Lab effectueront les analyses pour l’étude «CON-VINCE» .

Une opération de dépistage nationale lancée mercredi par la «task force» Research Luxembourg, qui regroupe les instituts de recherche et qui vise à «évaluer les dynamiques de la propagation du Covid-19 dans la population luxembourgeoise», grâce à un échantillon représentatif. Les conclusions tirées guideront le gouvernement dans sa stratégie de sortie de crise et de confinement.

Les laboratoires devraient d’abord réaliser des tests PCR, technique déjà utilisée qui analyse des prélèvements naso-pharyngés (narine et gorge), pour détecter la présence du virus ou non. Les analyses seront ensuite étendues à d’autres échantillons. Par exemple, des tests sanguins qui permettent de déterminer la quantité d’anticorps, et donc le statut immunitaire du patient.

À Leudelange ou à domicile pour Bionext Lab

«Nous adaptons notre organisation», raconte Jean-Luc Dourson , directeur de Bionext Lab. «Nous allons mettre en place un circuit dédié pour assurer la prise en charge des participants.»

Alors que le laboratoire compte 47 centres de prélèvement, dont neuf temporairement fermés, seul le plateau technique central situé à Leudelange prendra en charge les participants de l’étude. Cinq infirmiers s’occuperont de ces prélèvements. L’objectif: «Traiter un grand nombre de personnes en très peu de temps. Le but est d’aller vite pour tirer des conclusions efficaces pour la santé publique.» Cette organisation centralisée devrait permettre au laboratoire de tester 200 participants par jour. Habituellement, ses 157 employés s’occupent de 600 patients par jour en moyenne.

Le laboratoire se rendra aussi à domicile pour ceux qui ne peuvent pas se déplacer grâce à son service Picken Doheem .

«Nous avons eu beaucoup de réunions préparatoires, c’est quelque chose qui est en travaux depuis plusieurs jours», relate Jean-Luc Dourson. «L’organisation est prête, nous attendons les derniers réglages avec le LIH (Luxembourg Institute of Health, ndlr) pour un démarrage rapide.»

L’institut centralise les commandes de tests et réactifs pour les différents laboratoires partenaires. Ce sont les mêmes que ceux déjà utilisés par Bionext Lab. Ils déclarent ne pas encore avoir reçu la commande du LIH pour l'étude.

Parcours classique pour Laboratoires Réunis

De même pour Laboratoires Réunis. «Ce sont les tests PCR d’un fournisseur coréen avec qui nous travaillons déjà», commente Bernard Weber, CEO. Lui aussi les attend.

Ici, «il n’y a pas d’organisation supplémentaire. Nous pouvons l’assumer avec les capacités que nous avons», rapporte-t-il.

«Il faut bien sûr un responsable au niveau du laboratoire qui coordonne tout cela, que nos infirmiers soient informés: ça a été fait. Nous avons reçu et étudié les procédures pour prélever les échantillons. Nous sommes prêts à démarrer, dès que les premiers participants à l’étude arriveront.» Il prévoit: «Si j’ai bien compris, cela devrait commencer très bientôt, la semaine prochaine».

Les participants à l’étude pourront se rendre sur la vingtaine de sites encore ouverts parmi les 65 au total des Laboratoires Réunis. Les 200 employés encore en service sur 250 pourront s’occuper de ces tests.

«Dès février, nous avons augmenté nos capacités pour pouvoir tester 1.500 personnes par jour», révèle Bernard Weber. Un investissement que le laboratoire estime à 150.000 euros. «Nous testons 500 personnes par jour actuellement». Cela fait plusieurs semaines que les laboratoires privés, en plus du LNS, peuvent tester les patients au Covid-19 dans leurs centres de prélèvements ou dans les centres de soins mis en place par le gouvernement.

Deux centres dédiés à Ketterthill?

Le laboratoire Ketterthill n’a pas souhaité répondre à nos questions. Il indique, sur son site, posséder un réseau national d’une centaine de centres et lieux de prélèvements dont deux dédiés aux tests Covid-19. Il s’agit de ceux de Belval et de Luxembourg Cloche d’Or. Peut-être seront-ils aussi utilisés par les participants à l’étude.

Les trois laboratoires réalisent aussi des dépistages dans les centres de soins avancés du gouvernement.