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Espace

Mangata, repérée par le «space fund», lève 33 millions



Ici à gauche avec le CEO d’Arianespace Stéphane Israël, Brian Holz a quitté l’aventure OneWeb qu’il avait lancée au début des années 2010 après avoir été le directeur technique d’O3b, pour créer sa propre start-up avec un projet similaire. (Photo: compte Twitter de Stéphane Israël)

Ici à gauche avec le CEO d’Arianespace Stéphane Israël, Brian Holz a quitté l’aventure OneWeb qu’il avait lancée au début des années 2010 après avoir été le directeur technique d’O3b, pour créer sa propre start-up avec un projet similaire. (Photo: compte Twitter de Stéphane Israël)

Mangata, une des start-up américaines de l’espace les plus en vue, a annoncé mercredi avoir levé 33 millions de dollars, notamment via le fonds luxembourgeois de l’espace géré par Promus Ventures.

À la différence du Digital Tech Fund, le fonds de l’espace, appelé de ses vœux par Étienne Schneider (LSAP) et lancé par son successeur au ministère de l’Économie, Franz Fayot (LSAP), n’a pas une stricte vocation à investir dans des start-up de l’espace basées au Luxembourg ou même en Europe (deux tiers contre un tiers à l’étranger).

C’est ce qui explique qu’Orbital Ventures – le nom officiel du «space fund» géré par Promus Ventures – participe à des levées de fonds ailleurs sur la planète. Cette semaine, on a appris de la start-up Mangata elle-même qu’il était engagé dans la levée de fonds de 33 millions de dollars, menée principalement par Playground Global et rejointe par Temasek, dont le siège est à Singapour, KT SAT de Corée du Sud, Scottish Enterprise au Royaume-Uni, et MetaVC Partners, également aux États-Unis.

La start-up, dont le nom vient du mot suédois qui décrit «le chemin de lumière de la lune», signe que le storytelling est déjà bien en place et promet une nouvelle constellation de 32 satellites à haute et moyenne orbite pour offrir une connectivité digne de la 5G, avec de très petits centres de données au sol, pour rapprocher les données de l’endroit où elles sont utiles, ce qu’on appelle le «edge».

Un projet qui n’est pas sans rappeler celui de SES ou des constellations qui sont en train de s’affiner. Et ce n’est pas un hasard: il est le fruit des 35 ans d’expérience de son CEO, Brian Holz, qui fut directeur technique d’O3b, rachetée par l’opérateur de satellites luxembourgeois, avant de lancer le projet OneWeb.

En ce début d’année, le magazine StartUs Insights , qui a scanné près de 1.500 start-up actives dans le domaine des télécommunications, a fait de Mangata une des cinq à suivre. Les premiers satellites devraient être lancés en 2024.