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Le comité d’éthique classe le «mail de Cahen»



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Le comité d’éthique «invite le Premier ministre à recommander à Madame Cahen de faire preuve à l’avenir de plus de circonspection et de prudence et de veiller à ce qu’une telle situation ne se reproduise plus». (Photo: Matic Zorman/Archives Paperjam)

Le comité d’éthique a rendu son avis, lundi, sur les deux affaires qui concernent la ministre de la Famille, de l’Intégration et à la Grande Région. S’il ne note pas de conflit d’intérêts dans le mail envoyé à l’UCVL, il pointe toutefois un «usage inapproprié de son compte mail officiel» par Corinne Cahen.

Saisi par le Premier ministre  Xavier Bettel  (DP)  le 19 novembre dernier , le comité d’éthique a rendu son avis sur les deux «affaires  Corinne Cahen », publié sur le site du gouvernement.

Les deux affaires en question concernaient d’une part un  mail envoyé à l’UCVL  depuis l’adresse e-mail ministérielle de la ministre de la Famille, de l’Intégration et à la Grande Région, et d’autre part, la location d’une partie de sa maison sur Airbnb.

Concernant le courriel adressé le 11 avril à l’UCVL, dans lequel Corinne Cahen (DP), propriétaire de l’entreprise familiale Chaussures Léon, intervenait auprès de l’Union commerciale de la Ville de Luxembourg pour l’inciter à prendre des mesures pour contrecarrer les aléas générés par le chantier du tram dans l’avenue de la Liberté, le comité d’éthique «constate que les intérêts au soutien ne sauraient être qualifiés d’intérêts personnels, alors qu’il est constant qu’ils relèvent de l’intérêt général de l’ensemble des commerçants du quartier de la gare».

Pas d’avis sur l’affaire Airbnb

Le comité d’éthique – composé de Colette Flesch (DP), Romain Schintgen et Marie-Josée Jacobs (CSV) – conclut donc qu’un conflit d’intérêts «n’existe pas en l’espèce». Toutefois, il estime qu’il y a eu un «usage inapproprié de son compte mail officiel par Madame Cahen», et le comité d’éthique «invite le Premier ministre à recommander à Madame Cahen de faire preuve à l’avenir de plus de circonspection et de prudence et de veiller à ce qu’une telle situation ne se reproduise plus».

Sur la question de savoir si la location sur un portail électronique d’une partie de la maison dont la ministre est propriétaire se trouve en porte-à-faux par rapport aux règles du Code de déontologie, le comité d’éthique explique qu’en «l’absence de critères de distinction clairs et précis, (il) n’est pas en mesure à l’heure actuelle d’identifier dans le chef de Madame Cahen un comportement contraire au Code de déontologie».