POLITIQUE & INSTITUTIONS — Institutions

Dès le 15 septembre

Le Large Scale Testing, c’est (presque) fini



Paulette Lenert a dressé, ce mercredi, un «bilan intermédiaire» de la situation sanitaire estivale au Luxembourg.  (Photo: SIP/Jean-Christophe Verhaegen)

Paulette Lenert a dressé, ce mercredi, un «bilan intermédiaire» de la situation sanitaire estivale au Luxembourg. (Photo: SIP/Jean-Christophe Verhaegen)

Alors que la situation épidémique est actuellement «stable», voire même légèrement à la baisse, la ministre de la Santé Paulette Lenert (LSAP) a annoncé, ce mercredi, la fin du «Large Scale Testing tel qu’on le connaît» pour la mi-septembre. En espérant ne pas devoir y faire à nouveau appel…

Paulette Lenert  (LSAP), la ministre de la Santé, accompagnée de Jean-Claude Schmit , le directeur de la Santé, a dressé, ce mercredi, un «bilan intermédiaire» de la situation sanitaire estivale au Luxembourg. Avec un mot d’ordre: stabilité. 

«Alors qu’au-delà de nos frontières les infections remontent, chez nous, la situation est stable», annonçait la ministre en souriant et expliquant qu’avec 404 nouveaux cas positifs la semaine dernière, le bilan hebdomadaire est à la baisse (pour la cinquième semaine consécutive) – cette fois de 10%. 

Ces trois dernières semaines, 79,8%, puis 83,5% et 76,6% des nouveaux infectés n'étaient pas vaccinés. Et à l'hôpital, moins de 2% des patients étaient vaccinés. 
Paulette Lenert

Paulette Lenert,  Ministre de la Santé

Stabilité aussi dans les hôpitaux où l’on compte 22 patients atteints du Covid-19, dont six en soins intensifs.

«Ces trois dernières semaines, 79,8%, puis 83,5% et 76,6% des nouveaux infectés n’étaient pas vaccinés. Et à l’hôpital, moins de 2% des patients étaient vaccinés. […] Preuve que si la vaccination a un impact sur le nombre de nouvelles infections, elle en a également un sur le déroulement de la maladie», expliquait encore une ministre de la Santé qui lançait qu’une vaccination complète est «le bon chemin pour sortir de la crise». 

Diversification de l’offre de vaccination

Avançant également quelques chiffres intéressants au niveau de cette vaccination: 72,4% des résidents de plus de 12 ans ayant aujourd’hui reçu au moins une dose, 67,5% étant complètement vaccinés. 

En matière de vaccination toujours, Paulette Lenert a insisté sur la diversification de l’offre disponible, à l’heure où certains centres vont fermer leurs portes momentanément . «Notamment en permettant désormais de se faire vacciner chez son médecin traitant. On espère que cette démarche peut aider auprès des personnes qui ont encore besoin d’être convaincues. La présence de son médecin habituel peut aider à contrer certaines hésitations…», espère Paulette Lenert, qui a avancé le nombre de 189 docteurs inscrits. 

Vu le taux de vaccination, le LST n’a plus lieu d’être

La ministre a aussi expliqué que le Large Scale Testing (LST) «tel qu’on le connaît» s’arrêtera avec la fin de sa troisième phase, le 15 septembre prochain. L’État change donc de stratégie. Ou plutôt s’adapte. «Ce qui est logique, vu le pourcentage actuel des gens vaccinés…», a-t-elle justifié.

Alors que les différents centres de tests PCR du LST vont donc progressivement fermer leurs portes, le Luxembourg fonctionnera à la rentrée davantage avec les tests rapides et sérologiques, avec le Laboratoire national de santé. Et ce (au moins) jusqu’en décembre, selon ce qui a été validé par le conseil de gouvernement le 23 juillet dernier. 

Une stratégie au centre de laquelle on retrouvera donc le fameux autotest antigénique rapide. Ce dernier servira ainsi à suivre l’évolution de la population non vaccinée, c’est-à-dire les enfants qui seront testés dans les écoles (ceux de 4 à 12 ans le seront jusqu’à Noël; les 12-18 ans, pour qui la vaccination est ouverte, jusqu’à la Toussaint).

Les personnes hautement vulnérables au Covid-19 (personnel et résidents des maisons de soins, Copas…) seront, elles aussi, suivies à l’aide de ces mêmes tests rapides.

Si l’épidémie flambait à nouveau…

Quant aux tests PCR, ils seront encore utilisés en cas d’urgence ou de clusters dans un lieu spécifique (écoles, maisons de soins, entreprises, régions, etc.) afin d’identifier l’envergure du problème et de permettre d’éliminer la propagation du virus.

Les personnes ressentant certains symptômes pourront également toujours faire appel à ce même test PCR, mais ce dernier devra désormais être effectué dans un laboratoire privé. Tout en continuant à être gratuit… si vous vous présentez avec une ordonnance. Sinon, il faudra payer. Ou se faire vacciner. 

Enfin, si l’épidémie devait prendre une beaucoup plus grande ampleur, le gouvernement se réserve le droit de relancer le LST. Ce que personne ne souhaite, évidemment…