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Il n’y aura pas de Schueberfouer cette année



Luxembourg-ville ne connaîtra pas cette année la 680e édition de la Schueberfouer. (Photo: Nader Ghavami/archives Paperjam)

Luxembourg-ville ne connaîtra pas cette année la 680e édition de la Schueberfouer. (Photo: Nader Ghavami/archives Paperjam)

La nouvelle a été officialisée lors du conseil communal de la Ville de Luxembourg: il n’y aura pas de Schueberfouer cette année. Une décision qui est évidemment imposée par les circonstances. La tenue de la grande braderie d’été est aussi en question, et même le prochain marché de Noël.

C’est maintenant officiel: il n’y aura pas de Schueberfouer telle qu’on la connaît cette année à Luxembourg-ville. L’échevin Patrick Goldschmidt  (DP), notamment en charge des Fêtes et marchés, l’a confirmé lors du conseil communal de ce lundi.

La décision, comme l’a annoncé Paperjam , était inévitable et dictée par les circonstances. «Alors qu’on ne peut pas jouer au tennis et que tous les événements sont annulés jusque fin juillet, on ne pouvait imaginer que 100.000 personnes fréquentent le Glacis chaque jour durant trois semaines», explique Patrick Goldschmidt. «Munich songe à annuler l’Oktoberfest qui a lieu en septembre, et nous aurions voulu conserver la Schueberfouer? Ce n’est pas possible. Nous ne pouvions pas continuer à tourner autour du pot. Aucun contrat n’a donc été signé avec des forains.»

Des manèges en quelques lieux de la ville?

Par contre, le collège communal a demandé aux services de travailler sur des alternatives. «Pourquoi pas des manèges et des food trucks en quelques lieux de la ville: à Bonnevoie, à la place de la Constitution, au Kirchberg… Pourquoi pas aussi au Glacis, en nombre limité. Nous ne savons pas si on pourra voyager loin durant les grandes vacances, on doit aussi proposer des choses aux familles qui vont rester à Luxembourg», poursuit l’échevin. Qui est conscient que «ce ne sera sans doute pas simple. Beaucoup de manèges viennent de l’étranger. Pourront-ils circuler? Pourront-ils passer la frontière?»

Les craintes sont aussi vives en ce qui concerne la grande braderie, le 2 septembre, qui attire beaucoup de monde. «Là aussi, les services étudient des alternatives.» Et même le prochain marché de Noël est en sursis. «On ne sait pas où l’on va. Mais il faut prendre des décisions. De fait, pour le marché de Noël, nous sommes aussi déjà occupés à réfléchir à des solutions de repli.»