POLITIQUE & INSTITUTIONS — Institutions

Rentrée scolaire

Grosse pression dans les services d’éducation



À Esch, 3.300 enfants sont inscrits dans les écoles et une grande majorité va retrouver le chemin des classes lundi. (Photo: Shutterstock)

À Esch, 3.300 enfants sont inscrits dans les écoles et une grande majorité va retrouver le chemin des classes lundi. (Photo: Shutterstock)

Organiser la rentrée des cycles de l’enseignement fondamental n’est pas une mince affaire dans les communes. Mais des solutions ont été trouvées à presque tous les problèmes qui se posaient.

«Depuis quelques semaines, c’est de la folie. Les équipes abattent un travail colossal. Les journées sont très longues, on est aussi sur le pont le week-end… C’est vraiment un sacré défi à relever»: voilà le commentaire de Laurent Zimmer, gestionnaire des maisons relais et crèches à Esch.

Les problèmes à solutionner ont en effet été très nombreux . Il a d’abord fallu savoir ce que les parents souhaitaient pour les enfants, qui viendraient ou pas, à l’école et en maison relais… «Cela a bien avancé de ce côté. Reste à espérer que les parents ont tous bien compris comment remplir ce document. Dans le doute, les services ont à nouveau téléphoné aux parents pour confirmer des informations», explique-t-il.

Le casse-tête des locaux

Il a fallu ensuite trouver les locaux nécessaires, toutes les classes devant être dédoublées. Un fameux challenge, comme ce fut le cas aussi à Luxembourg, «car le but était évidemment de n’utiliser que des locaux communaux. On a parfois dû jongler avec les groupes A et B formés dans une même classe, mais on y est arrivé.» Cela alors qu’au fil des jours, le ministère ajustait, améliorait ou changeait certaines dispositions. «On a dû faire preuve de souplesse», avoue-t-il.

De même pour les maisons relais. «Nous avons 3.300 enfants inscrits dans nos écoles et 1.100 environ vont aller aussi en maison relais: cela donne une idée de la machine à relancer», développe encore Laurent Zimmer.

Le personnel comptant des personnes à risque ou des parents en congé familial, il a aussi fallu recruter en urgence. À Esch, ce sont 96 personnes en renfort qu’il fallait trouver, avec un profil pédagogique et, idéalement, une maîtrise des trois langues administratives du pays. «Franchement, je ne croyais pas que ce serait possible. Mais, bonne surprise, il y a eu tout de suite des candidatures. Nous avons effectué une première sélection et nous aurons assez de monde. Nous sommes maintenant occupés à faire signer les contrats.»

47 renforts nécessaires à Dudelange

À Dudelange, Laurent Krantz, chef de service adjoint Éducation et accueil, vient de mettre la dernière main, avec ses équipes, aux détails de la rentrée. Il a évidemment connu les mêmes aléas que son collègue eschois. «J’avais calculé qu’il nous faudrait 47 personnes de plus en renfort dans les maisons relais et écoles, mais aussi une réserve pour faire face à des situations inattendues», explique-t-il. Lui non plus ne se faisait guère d’illusion sur les possibilités de dénicher ces personnes. «Mais on a eu de suite, dès le premier jour, 20 candidatures. Et notre cadre sera complet. Comme souhaité, une réserve sera aussi disponible.» 

Car en fonction des circonstances et des retours du terrain, des aménagements seront peut-être nécessaires. «Il faut penser à tout, pas seulement à ce qui concerne la surveillance des enfants», conclut Laurent Krantz. «Mais il faut aussi des gens pour accueillir les parents, leur ramener leurs enfants… C’est important que tout soit organisé au mieux pour que tout se passe bien lundi.»