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Selon le ministre de l’Économie

Étienne Schneider, toujours pas candidat à l’ESA



Après avoir rejoint trois conseils d’administration de premier plan ces derniers mois, Étienne Schneider ne semble pas être candidat à la direction générale de l’Agence spatiale européenne. (Photo: Anthony Dehez / Archives Paperjam)

Après avoir rejoint trois conseils d’administration de premier plan ces derniers mois, Étienne Schneider ne semble pas être candidat à la direction générale de l’Agence spatiale européenne. (Photo: Anthony Dehez / Archives Paperjam)

Selon le ministre de l’Économie, Franz Fayot, en marge de la présentation du nouveau centre européen d’innovation pour les ressources de l’espace, son prédécesseur, Étienne Schneider, n’est toujours pas candidat à la direction générale de l’Agence spatiale européenne.

«Il faudrait déjà qu’une candidature luxembourgeoise à la direction générale de l’Agence spatiale européenne se manifeste pour que le gouvernement puisse l’étudier.» En une phrase, le ministre de l’Économie, Franz Fayot (LSAP), balaie l’hypothèse d’une candidature d’ Étienne Schneider au poste de directeur général de l’Agence spatiale européenne.

Officiellement, le gouvernement n’est pas «saisi» de la candidature de l’ancien vice-Premier ministre et ministre de l’Économie à la succession de l’Allemand Jan Wörner à partir de la mi-2021. C’est le seul «asset» – selon les termes de l’appel à candidatures que l’Agence spatiale européenne a publié – qui manque au Luxembourgeois.

Pour tous les autres points – expérience, intérêt pour l’espace, leadership, maîtrise des langues étrangères et notamment du français et de l’anglais –, Étienne Schneider coche toutes les cases. Il n’a pas vraiment besoin que le gouvernement luxembourgeois soutienne sa candidature d’un point de vue stricto sensu et les candidats ont jusqu’au 31 août pour se faire connaître via l’adresse électronique spécialement mise en place pour l’occasion .

Après avoir intégré les conseils d’administration d’ArcelorMittal et de la russe Sistema, l’ancien ministre a aussi rejoint celui du groupe immobilier belge Besix et il a déménagé à Ixelles, alors que le mandat de directeur général de l’ESA l’emmènerait à Paris.

Pedro Duque, seul candidat officiel

Pour l’instant, un seul candidat s’est officiellement déclaré sur les rangs: le 30 juillet, l’astronaute espagnol Pedro Duque. Le ministre de la Science et de l’Innovation l’a lui-même annoncé sur Twitter, avec la bénédiction du gouvernement espagnol, qui pousse depuis des mois cette candidature, une première pour l’Espagne.

Il a même approuvé une augmentation de 21% de la contribution de l’Espagne à l’ESA (586,7 millions d’euros sur la période 2020-2026). Le montant total est passé d’un coup à 1,543 milliard d’euros, soit une contribution annuelle de près de 260 millions d’euros (contre 202 millions auparavant).

Le troisième candidat annoncé par les spécialistes à ce poste, l’Italien Roberto Battiston, n’a pas encore dévoilé sa candidature ou même manifesté un intérêt particulier pour le poste.

Le conseil des ministres des 22 pays membres de l’ESA n’a que deux réunions à l’agenda avant la fin de l’année, et tous espèrent que le successeur de Jan Wörner sera connu à une de ces deux occasions, en octobre ou en décembre.