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Du monde dans les trains, les voitures, et donc au bureau



Si le nombre de voyageurs empruntant les trains des CFL était plus faible de 78% en mai 2020 par rapport à mai 2019, cette tendance a été largement rattrapée dès septembre, puisqu’il n’était plus qu’inférieur de 28% par rapport à l’année précédente. (Photo: Matic Zorman/Maison Moderne)

Si le nombre de voyageurs empruntant les trains des CFL était plus faible de 78% en mai 2020 par rapport à mai 2019, cette tendance a été largement rattrapée dès septembre, puisqu’il n’était plus qu’inférieur de 28% par rapport à l’année précédente. (Photo: Matic Zorman/Maison Moderne)

Depuis la rentrée, le flux de travailleurs a nettement repris, que ce soit dans les trains ou sur les routes, ce qui dénote un retour du travail essentiellement en présentiel. Le télétravail reste pourtant une arme majeure de lutte contre l’épidémie, qui s’emballe depuis plusieurs jours.

Alors que les chiffres du Covid-19 s’emballent, une des armes de lutte contre la propagation du virus reste le télétravail. Pour éviter, bien sûr, des contaminations au sein des bureaux, mais aussi dans les transports en commun.

Un des moyens d’estimer si le recours au télétravail est massif ou si les gens se rendent physiquement au bureau est d’évaluer le nombre de passagers dans les trains des CFL et le nombre de voitures qui circulent sur les routes.

Or, selon les CFL, «depuis le déconfinement et surtout depuis la rentrée 2020, la tendance des chiffres des voyageurs qui empruntent le train à nouveau est à la hausse».

Plus précisément, «la croissance des chiffres des voyageurs a recommencé à partir du 8 juin 2020, date à laquelle la circulation des trains a repris selon l’horaire qui était appliqué avant que la situation de pandémie n’impose la mise en place de mesures et d’adaptations par les CFL».

Si le nombre de voyageurs était plus faible de 78% en mai 2020 par rapport à mai 2019, cette tendance a été largement rattrapée dès septembre, puisque le taux n’était plus alors qu’inférieur de 28% par rapport à l’année précédente. La reprise est d’ailleurs plus forte au sein des trains nationaux qu’au sein des trains transfrontaliers: à bord des trains nationaux ont été comptés, en septembre 2020, environ trois quarts des voyageurs par rapport au chiffre du mois de septembre 2019, tandis que les chiffres du trafic transfrontalier pour la même période se situent à deux tiers du nombre de voyageurs par rapport à septembre 2019.

Le trafic routier a repris

Cette remontée des flux pour se rendre au travail a aussi été constatée sur les routes. Ainsi, l’Administration des ponts et chaussées, qui effectue un comptage permanent et automatique du trafic routier, estime que, de façon globale, 95% à 100% du trafic a été atteint par rapport à la même période l’an dernier, alors que la pandémie n’était pas encore déclarée.

Un constat similaire si l’on observe les chiffres du TomTom Traffic Index, qui calcule le pourcentage de temps passé en plus dans les embouteillages par rapport à une situation normale.

Or, si la congestion du trafic routier au Luxembourg était très faible pendant les mois de confinement, avec une légère reprise à la fin du mois de juin, les embouteillages ont nettement repris avec la rentrée (à partir de la semaine 36 sur le graphique).

Et, par rapport à l’année 2019, il n’y avait presque plus de différence en termes d’embouteillage sur les routes à la fin du mois de septembre et au début du mois d’octobre en 2020 (semaines 40 et 41 sur le graphique).

Une tendance qui s’est tout de même légèrement inversée ces deux dernières semaines. Même si, manifestement, le recours au télétravail n’est pas encore à l’ordre du jour dans la plupart des entreprises pour lutter contre la reprise de l’épidémie.