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recensement des nouvelles infections

Le contact tracing porte ses fruits



Le Luxembourg a opté pour un contact tracing sans application mobile sur base du listing des personnes ayant été en contact avec un porteur du Covid-19. (Photo: Romain Gamba / Maison Moderne)

Le Luxembourg a opté pour un contact tracing sans application mobile sur base du listing des personnes ayant été en contact avec un porteur du Covid-19. (Photo: Romain Gamba / Maison Moderne)

La méthode reste le meilleur vecteur de détection des cas positifs de Covid-19 au Luxembourg (près de la moitié), selon le ministère de la Santé.

Avec 334 infections relevées la semaine close le 26 juillet sur un total de 695, le contact tracing demeure la méthode la plus efficiente pour diagnostiquer les cas de coronavirus au Luxembourg, montre le ministère de la Santé dans ses statistiques hebdomadaires.

«C’est, selon nous, un indicateur du succès de notre stratégie», a commenté, jeudi après-midi, devant la presse, la ministre de la Santé Paulette Lenert (LSAP).

En parallèle des tests de dépistage massifs, le Luxembourg a opté pour un contact tracing «manuel». Entendez par là sans recours à une application mobile , comme c’est le cas d’autre pays, mais via une méthode basée sur l’appel aux personnes ayant été en contact récent avec chaque patient porteur du Covid-19.

La ministre a aussi passé les données en revue, avec, en ligne de mire, un rebond de 30% du nombre des infections actives (à 1.382) en une semaine, mais couplé à une hausse du nombre de personnes guéries de 8%, à 4.825 unités. Le taux de reproduction effectif du virus se tasse à 1,01, contre 1,27, tandis que le taux de positivité sur les tests effectués grimpe à 0,83%, contre 0,72% une semaine plus tôt.

Et puis, l’heure semble être à la stabilisation dans l’évolution des nouvelles infections, puisque, sur la semaine close le 26 juillet, 695 nouvelles infections ont été recensées: un nombre proche des 685 cas relevés une semaine plus tôt, qui avaient confirmé la recrudescence des infections depuis la fin juin et le début de la deuxième vague.

Géographiquement, le sud du pays, en particulier le canton d’Esch-sur-Alzette, demeure le plus touché en nombre absolu de nouveaux cas positifs, avec 788 unités relevées entre le 6 et le 26 juillet. La zone affiche aussi le nombre de nouveaux cas positifs sur 10.000 habitants le plus élevé, de l’ordre de 43, contre entre 8 et 11 à Clervaux, Vianden, Redange, Echternach et Grevenmacher.

Nouvelle méthodologie

Les données détaillées par Paulette Lenert sont par ailleurs revues dans leur présentation, a annoncé la ministre. Ainsi les statistiques quotidiennes sur l’évolution des infections ne relèvent désormais plus du nombre de personnes testées, mais bien du nombre de tests PCR effectués. Son but? Ne compter une personne infectée qu’une seule fois, et non pas deux, dans le cas où elle est testée positive d’abord et négative ensuite.

Dans le même ordre d’idée, le nombre de tests PCR fait référence au nombre de tests effectués quotidiennement. Quant aux indicateurs par 100.000 habitants, ils sont basés sur le nombre de résidents, et non pas sur celui de l’échantillon total du large scale testing, qui cible également les frontaliers.

«Nous croyons en notre stratégie de tests», a réitéré la ministre, alors que la première phase du dépistage à grande échelle touche à sa fin . Un appel d’offres est actuellement en cours pour la seconde phase, et en attendant, sept centres de tests sont mis en veilleuse pour cette étape intermédiaire avant la rentrée.