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pandémie

Des chambres d’hôtel pour les frontaliers dans les soins de santé



La ministre de la Santé a reprécisé certaines mesures prises dimanche par le gouvernement. (Photo: Romain Gamba /Maison Moderne/archives)

La ministre de la Santé a reprécisé certaines mesures prises dimanche par le gouvernement. (Photo: Romain Gamba /Maison Moderne/archives)

Le Luxembourg ne peut se passer de la main-d’œuvre frontalière sans craindre notamment un effondrement de son système de santé. Des chambres d’hôtel vont être mobilisées pour permettre à certains travailleurs et employés de rester au Luxembourg.

Comment faire face à une crise sanitaire en devant peut-être se passer d’une grande partie de ses effectifs dans le domaine des soins de santé? C’est la question qui se pose au Luxembourg, où la majorité du personnel des hôpitaux réside à l’étranger.

Garder les frontaliers au Luxembourg

Alors que l’Allemagne a informé dimanche soir des contrôles aux frontières, c’est le risque de voir la France en faire de même qui inquiète. Chaque jour, plus de 100.000 travailleurs français passent la frontière. Or, la mise en confinement total de la région Grand Est est de plus en plus évoquée. «Nous n’avons pas d’information, mais nous nous attendons à toutes les possibilités», a indiqué la ministre de la Santé  Paulette Lenert  (LSAP), lors d’une conférence de presse lundi matin. 

Une des pistes pour faire face est de mobiliser les chambres d’hôtel qui sont actuellement inoccupées. «Cela permettrait aux frontaliers et à leur famille de rester chez nous», a souligné la ministre. Celle-ci a encore précisé que le ministre du Tourisme et des Classes moyennes  Lex Delles  (DP) «travaillait sur ce point».

Verbaliser ceux qui ne respectent pas les consignes

Paulette Lenert a aussi indiqué que dès ce mardi, la police pourra verbaliser ceux qui ne respectent pas  les consignes décidées par le gouvernement dimanche . Un nouvel appel a de nouveau été lancé au civisme de chacun.

Le stade suivant pourrait en effet être «un confinement total comme c’est le cas en Italie». Ce qui, selon la ministre, «n’est pas envisagé, mais c’est vers cela qu’il faudra aller si c’est nécessaire».