ENTREPRISES & STRATÉGIES — Commerce

Réaction suite aux annonces

«La réouverture, ce que nous attendions»



Rues désertes attendent la réouverture des magasins. Ce sera le 11 mai, une bonne nouvelle pour la CLC. (Photo: Romain Gamba / Maison Moderne)

Rues désertes attendent la réouverture des magasins. Ce sera le 11 mai, une bonne nouvelle pour la CLC. (Photo: Romain Gamba / Maison Moderne)

La CLC se réjouit de la réouverture des boutiques, prévue le 11 mai. Elle espère que les règles d’hygiène n’ajouteront pas de contraintes organisationnelles aux commerçants. Et attend aussi de nouvelles aides du gouvernement.

Les centres-villes devraient reprendre vie le 11 mai. Le gouvernement a annoncé lundi soir la réouverture des commerces à cette date . «Nous sommes contents, c’est ce que nous attendions», se réjouit Nicolas Henckes , directeur de la Confédération luxembourgeoise du commerce (CLC). Aucun des secteurs couverts ne semble avoir été oublié. «Maintenant, nous allons attendre l’annonce des détails mercredi.»

La peur d’une mauvaise surprise

Ce qui rend le timing un peu court selon lui. Si le gouvernement annonce des contraintes supplémentaires en termes de distanciation sociale dans les boutiques mercredi soir, ces dernières n’auront que quelques jours pour se préparer pour le 11 mai. Nicolas Henckes espère que ces règles correspondront bien à celles préconisées par la CLC sur son site, via des fiches détaillées par secteur .

De manière générale, elles préconisent «qu’on s’en tienne à l’obligation de garder les deux mètres de distance ou de port du masque», illustre Nicolas Henckes, mais aussi «une gestion du flux de personnes qui entrent, l’utilisation de plaques en plexiglas, une désinfection régulière des surfaces ou des vêtements essayés avec une centrale vapeur». La CLC les a écrites en collaboration avec les secteurs concernés, au regard de ce qui s’est fait à l’étranger. Elles ont été revues par le STM (Service de santé au travail multisectoriel).

Prolonger le chômage partiel

La CLC reste aussi attentive aux aides pour les entreprises. «Nous estimons toujours que le programme actuel est bien, mais insuffisant», commente Nicolas Henckes. Il espère toujours une prise en charge des loyers, des charges patronales et une amélioration du plan d’avances remboursables, pour que le coût des stocks soit également pris en charge. Il suggère aussi un avantage fiscal pour les propriétaires qui ont offert le loyer à leurs commerçants.

Enfin, il aimerait que le gouvernement prolonge la possibilité de recourir au chômage partiel au-delà de l’état de crise. «Il ne faut pas se faire d’illusions, nous nous attendons à une clientèle éparse», justifie-t-il. «Cela va durer jusqu’à l’été», prévoit-il, en espérant qu’un nouveau pic d’infections ne vienne pas perturber encore l’activité. Il s’attend à ce que certains commerces reprennent avec des horaires réduits pour continuer de profiter du chômage partiel face au difficile retour des clients.