ENTREPRISES & STRATÉGIES — Commerce

prêt-à-porter

Camaïeu ferme au Luxembourg



Le point de vente de l’avenue de la Gare va tomber le volet, signant une nouvelle fermeture sur cette artère pourtant phare dans le tissu commercial de la capitale. (Photo: Matic Zorman / Maison Moderne)

Le point de vente de l’avenue de la Gare va tomber le volet, signant une nouvelle fermeture sur cette artère pourtant phare dans le tissu commercial de la capitale. (Photo: Matic Zorman / Maison Moderne)

L’enseigne n’a pas trouvé de repreneur pour ses trois points de vente au Grand-Duché, situés à Esch, Belval et dans la capitale: 12 salariés vont perdre leur emploi.

Les trois magasins de Camaïeu cherchent un nouvel occupant, confirme à Paperjam l’agent Cushman & Wakefield , en charge de la transaction.

«Camaïeu a été partiellement repris en France. Pour le Luxembourg, la décision a été prise de fermer les trois magasins», explique Virginie Chambon, partner pour Cushman & Wakefield.

Depuis quelques semaines, le doute planait sur la survie de cette enseigne de prêt-à-porter féminin au Luxembourg, dans le contexte d’une réorganisation judiciaire de la filiale belge à laquelle elle est rattachée. De plus, l’OGBL avait signalé des problèmes d’approvisionnement en nouvelles marchandises pour les magasins luxembourgeois. 

Ceux situés rue de l’Alzette, à Esch, et au Belval Plaza vont baisser le volet rapidement, «c’est une question de semaines», selon notre interlocutrice, tandis qu’en ville, l’échéance de bail est un petit peu plus lointaine pour la boutique située à l’avenue de la Gare.

Aujourd’hui, la demande pour la Gare est quasi inexistante.

Virginie Chambon,  partner,  Cushman & Wakefield

«Tout cela tombe mal, car aujourd’hui, la demande pour la Gare est quasi inexistante. C’est nous qui allons vers les enseignes et leur proposons des emplacements en disant qu’il faut continuer à croire dans ce quartier», abonde Virginie Chambon.

L’avenue de la Gare connaît ces derniers mois une désaffection des enseignes , entre échecs des renouvellements de bail pour Veritas et H&M, par exemple, et accessibilité rendue compliquée par le chantier du tram.

Les travaux devraient se terminer en décembre , ce qui enlèvera sans conteste une épine du pied des commerçants. Mais le contexte de crise sanitaire et les nouvelles habitudes de consommation en ligne demeurent, pour l’heure, tenaces.