ENTREPRISES & STRATÉGIES — Commerce

Prêt-à-porter

Camaïeu sauvé en France, mais pas encore au Luxembourg



Camaïeu compte trois magasins au Luxembourg, dont un près de la gare centrale. (Photo: Maison Moderne)

Camaïeu compte trois magasins au Luxembourg, dont un près de la gare centrale. (Photo: Maison Moderne)

L’enseigne de prêt-à-porter pour dames Camaïeu cherche encore un repreneur pour ses trois points de vente au Luxembourg.

C’est officiel: la Financière immobilière bordelaise (FIB) a été choisie lundi pour reprendre 511 magasins de l’enseigne Camaïeu en France, selon plusieurs sources concordantes. Ce fonds d’investissement spécialisé dans l’immobilier commercial a remporté la mise face à l’offre de reprise engagée par l’actuel patron de Camaïeu et trois fonds déjà actionnaires qui prévoyaient une reprise d’un parc plus réduit de magasins (446 précisément).

Du côté luxembourgeois, cette annonce ne change pour l’heure pas grand-chose, mais sonne comme un signal positif, selon David Angel de l’OGBL. «Il y avait deux repreneurs, et donc un intérêt marqué pour l’enseigne», pointe le secrétaire syndical.

Des problèmes d’approvisionnement au Luxembourg

Pour l’heure, aucune décision n’est tombée pour les trois points de vente situés à Luxembourg-Gare, Esch-sur-Alzette et Belval, où travaillent 12 salariés. Ils continuent leur activité normalement, à l’exception d’une grève le 13 juillet dernier , mais avec quelques difficultés. «Pour le moment, les magasins sont livrés de manière plutôt irrégulière et avec très peu de produits», déplore l’OGBL.

Les boutiques luxembourgeoises sont gérées depuis la Belgique, où la recherche d’un repreneur est imminente. Le tribunal de l’entreprise de Bruxelles devrait débuter cette semaine la procédure de réorganisation judiciaire de la filiale, selon l’agence Belga.

Camaïeu emploie pour l’heure 3.146 salariés dans ses 634 magasins, situés principalement en France, mais aussi en Belgique, au Luxembourg, en Italie et en Pologne. L’enseigne de prêt-à-porter connaît des difficultés depuis quelques années, avec une dette qui a atteint fin 2018 la somme de 480 millions d’euros, et la crise sanitaire du coronavirus a affecté ses activités.