PLACE FINANCIÈRE & MARCHÉS — Assurances

coronavirus

«L’assurance ne jouera pas pour les entreprises fermées»



La décision d’un gouvernement de fermer les commerces n’est pas considérée comme un sinistre au sens assurantiel du terme. (Photo: archives Paperjam)

La décision d’un gouvernement de fermer les commerces n’est pas considérée comme un sinistre au sens assurantiel du terme. (Photo: archives Paperjam)

Marc Hengen, administrateur délégué de l’Aca (Association des compagnies d’assurances et de réassurances), fait le point sur les problématiques d’assurance dans le contexte de la pandémie de coronavirus.

Les entreprises fermées dans le contexte du coronavirus sont-elles couvertes par leur assurance?

Marc Hengen . – «Non, elles ne le sont pas. L’assurance des pertes d’exploitation constitue une extension des contrats d’assurance multirisque professionnelle. L’entreprise peut ainsi se prémunir d’éventuelles pertes de chiffre d’affaires liées à un incendie, une tempête ou un dégât des eaux, qui l’obligeraient à fermer ses portes ou à réduire son activité. Il s’agit donc d’indemnisations consécutives à un sinistre.

La décision d’un gouvernement de fermer les commerces  ne fait pas partie des garanties. Et il ne s’agit pas non plus d’un sinistre au sens assurantiel du terme.

Et les organisateurs d’événements sont-ils assurés pour les annulations de leurs manifestations?

«Il existe des assurances, qui sont souscrites au cas par cas et construites sur mesure dans le cas de grands événements. Pour autant, les garanties souscrites par les organisateurs concernent plutôt les risques d’annulation en cas d’intempéries ou de maladie d’un artiste.

Quant aux petits et moyens événements, le taux de souscription d’une assurance est plutôt faible.

Y a-t-il d’autres problématiques sur lesquelles vous échangez en ce moment au sein de l’Aca?

«Les services d’assurance sont bien maintenus, mais l’accueil physique dans les agences et aux sièges des compagnies n’est plus possible. Les assureurs s’organisent pour pouvoir traiter toutes les demandes par téléphone, internet, fax, etc. Car des accidents de la route et d’autres sinistres continuent de se produire, et nécessitent l’intervention des assureurs.

L’autre problématique en ce moment est l’effondrement des marchés financiers , qui peut avoir des répercussions sur les contrats d’assurance-vie.»