POLITIQUE & INSTITUTIONS — Europe

Sommet européen

Xavier Bettel entrevoit un accord à Bruxelles



Xavier Bettel entamait lundi le 4e jour de ce sommet européen marathon destiné à trouver un accord sur un plan de relance européen. (Photo: Commission européenne / Mario Salerno)

Xavier Bettel entamait lundi le 4e jour de ce sommet européen marathon destiné à trouver un accord sur un plan de relance européen. (Photo: Commission européenne / Mario Salerno)

Le Premier ministre luxembourgeois a repris lundi après-midi les discussions à Bruxelles au cours d’un sommet européen marathon sur le plan de relance attendu face à la pandémie de coronavirus.

Le sommet européen entamé jeudi soir à Bruxelles se poursuivait ce lundi avec toujours au cœur des discussions entre les dirigeants des 27 États membres de l’UE l’épineuse question du budget à débloquer pour relancer la machine économique européenne.

«Concernant les montants, il semblerait qu’il y aurait un accord qui soit en vue ainsi que sur la gouvernance – ce qui est important –, mais il reste aussi l’État de droit», a insisté le Premier ministre luxembourgeois,  Xavier Bettel , à son arrivée à la réunion.

Le libéral a reconnu que «la question des rabais dans le budget est déjà quelque chose de problématique et difficilement acceptable».

«Accepter que les valeurs soient mises au rabais et d’avoir une Europe avec des valeurs au rabais, des droits au rabais et le respect de l’État de droit au rabais, ça sera en tout cas ‘non’ de notre part», a pointé Xavier Bettel avant de partir rejoindre les 26 autres dirigeants accompagnés de la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, et du président du Conseil européen, Charles Michel.

750 milliards d’euros à se répartir, mais comment?

Le plan de relance européen prévoit 750 milliards d’euros pour soutenir les économies affectées par l’impact de la crise du coronavirus. Mais le torchon brûle entre les États dits «frugaux» que sont les Pays-Bas, l’Autriche, la Suède, le Danemark – rejoints par la Finlande, qui s’affiche en faveur de prêts remboursables par chaque pays plutôt que des subventions.

À l’inverse, les autres membres de l’UE – portés par le couple franco-allemand – considèrent les subventions comme un reflet de la solidarité européenne.