POLITIQUE & INSTITUTIONS — Politique

Luxembourg en transition

Vers le zéro carbone d’ici 2050?



Lancé en juin 2020, le projet vise à développer des solutions pour un avenir durable du Luxembourg et de la Grande Région.  (Photo: SIP)

Lancé en juin 2020, le projet vise à développer des solutions pour un avenir durable du Luxembourg et de la Grande Région. (Photo: SIP)

Le ministre de l’Énergie et de l’Aménagement du territoire, Claude Turmes, a présenté lundi une mise à jour du projet «Luxembourg en transition».

La crise actuelle du Covid-19 a entraîné un certain nombre de changements dans notre mode de vie, comme le télétravail et une augmentation rapide du commerce électronique. Cela soulève de nouvelles questions quant à l’organisation et à la réorganisation des espaces sociaux et de vie, notamment dans les zones urbaines.

«Dans un moment comme celui-ci, il est important de se tourner vers l’avenir, et nous devons trouver comment rendre notre pays plus durable, plus résistant à la crise, et surtout, nous devons renforcer notre pays au niveau local et régional afin d’améliorer sa résilience», a noté Claude Turmes (Déi Gréng).

Une consultation internationale

Dans ce contexte, en juin 2020, le département Aménagement du territoire au sein du ministère a lancé une consultation internationale sur l’architecture et le paysage urbain, destinée aux professionnels, aux universités et aux chercheurs ayant une expertise en matière d’aménagement et de développement du territoire et de l’urbanisme.

L’étude pilote «Luxembourg en transition», inspirée de la consultation Grand Genève, vise à permettre un échange créatif et dynamique entre différentes équipes d’experts qui développeront des solutions pour une transition écologique «vers 2050» pour le Luxembourg et la Grande Région. L’objectif est de trouver des solutions qui permettent de créer plus d’espaces de vie et de développement urbain tout en protégeant la biodiversité et en s’orientant le plus rapidement possible vers des émissions de carbone nulles, a expliqué le ministre.

10 équipes ont été sélectionnées pour la première étape du projet en trois phases, qui devrait se terminer vers décembre 2021. Le nombre d’équipes d’experts sera réduit après chaque étape, de sorte que seules trois équipes présenteront leurs propositions finales pour un développement durable du Luxembourg et de ses pays voisins.

M. Turmes a également souligné qu’en plus des différentes équipes, plusieurs organes de consultation spécialisés ont été mis en place, notamment un comité interministériel, scientifique, consultatif et citoyen afin de faire participer les acteurs dans tous les domaines concernés.

Cependant, Claude Turmes a souligné que le projet n’était qu’un brainstorming, et qu’il appartiendra au ministère et au gouvernement de décider si une ou plusieurs des propositions élaborées par les équipes seront adoptées comme solution et intégrées dans le PDAT (programme directeur d’aménagement du territoire) de 2022.

Mais cette réflexion a un prix: le projet de deux ans devrait coûter environ 1,4 million d’euros. Le ministre Turmes a toutefois fait valoir que – surtout en période de pandémie mondiale – cet argent serait bien investi.  «Je pense qu’il est important qu’en particulier en période de corona, où des questions fondamentales sur l’organisation de la société font surface, en tant que ministère essayant de faire des optimisations spatiales, nous nous donnions ces moyens pour regarder au-delà de ce qui a déjà été fait», a-t-il ajouté.