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Le C1, bâtiment de Lux et Becca, bientôt vendu



Le C1 devrait être vendu aux enchères le 1er février pour une trentaine de millions d’euros, pour que la BIL récupère son dû, neuf millions d’euros. (Photo: Paperjam)

Le C1 devrait être vendu aux enchères le 1er février pour une trentaine de millions d’euros, pour que la BIL récupère son dû, neuf millions d’euros. (Photo: Paperjam)

Mercredi dernier, en marge du procès de Flavio Becca pour abus de biens sociaux, la Cour d’appel a rejeté les derniers recours contre la liquidation de C1, société qu’il détient à 50-50 avec Eric Lux. Dès le lendemain, le notaire lançait la vente de leur bâtiment, le C1.

Le 1er février, à 15 heures au Alvisse Parc Hotel de Dommeldange, sous la conduite de la notaire Martine Schaeffer: le bâtiment C1, où Flavio Becca avait emménagé avec Eric Lux au temps des jours heureux de deux entrepreneurs à la conquête de la Cloche d’Or, sera vendu. Pour 30 à 40 millions d’euros, espèrent les uns et les autres, en citant par exemple en référence le C3, un bâtiment similaire de l’autre côté de la rue Peternelchen qui vaudrait 30 millions d’euros.

Les intéressés ont commencé à se bousculer dès l’annonce parue ce samedi, dans le Luxemburger Wort. À la frontière du bouillonnant quartier de la Cloche d’Or, à deux pas ou presque du Booster’s, ce bâtiment de 5.000 mètres carrés sur quatre étages, en plus du rez-de-chaussée et de trois sous-sols, ses 134 places de parking intérieur et 14 autres en surface, n’a pas pris une ride.

«Je ne suis même pas sûr qu’il faille tenter d’essayer de nettoyer la façade», expliquait le clerc de notaire d’astreinte, ce week-end, pour informer les visiteurs depuis l’extérieur, faute de badge.

Le C1 abrite une petite centaine de sociétés, qui appartiennent, pour la plupart, d’une manière ou d’une autre à Eric Lux, à celui qui est devenu son ennemi juré, Flavio Becca, ou à Gerard Lopez . Tous les trois louent une partie des bureaux à la société C1, comme quelques locataires proches des trois hommes, mais pas forcément directement liés.

La BIL cherche à récupérer autour de neuf millions d’euros d’impayés de C1, impayés liés au différend entre les deux groupes d’accord sur la nécessité de liquider la société.

La société avait été créée en 2004 par Eric Lux, via Ikodomos Holding et Ikogest, avant que Flavio Becca prenne 50% du capital en 2009 via Promobe Finance SPF. Une fois que les différends sont apparus, en 2016, la société n’a pas pu renouveler son conseil d’administration, jusque-là paritaire. La dissolution a été prononcée le 18 mai 2017 et la vente du bâtiment avait été suspendue depuis.