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Comparaison européenne

Vaccination: le lent démarrage du Luxembourg



18.653 doses de vaccin ont été administrées au Luxembourg depuis le début de la campagne, soit la moitié des 37.200 doses envoyées par l’UE. Un taux faible, qui fait du Luxembourg le deuxième pays le plus lent de l’UE, après la Bulgarie. Mais le rythme s’accélère sensiblement.

Avec quelque 18.650 doses de vaccin contre le Covid-19 administrées mardi 9 février, le Luxembourg ne se classe pas parmi les pays les plus rapides depuis le lancement de la campagne de vaccination en Europe, loin de là.

Selon les chiffres du Centre européen de prévention et de contrôle des maladies (ECDC), il est même le deuxième État le plus lent dans l’UE, qui est elle-même critiquée pour son démarrage poussif.

Seulement 50% des 37.200 doses de vaccin distribuées par l’UE ont pour l’instant été administrées dans le pays. Seule la Bulgarie, avec 44% des doses reçues administrées, fait pire.

Les Pays-Bas viennent ensuite, avec 53% des doses administrées. De l’autre côté des frontières du Luxembourg, 78% des doses reçues ont été injectées en Allemagne, contre 73% en Belgique et 63% en France.

Les pays baltes ont quant à eux administré toutes les doses envoyées par l’UE (voire davantage pour la Lettonie, qui a donc dû recevoir des doses de vaccin par un autre biais). Le Danemark (98% des doses administrées) et l’Espagne (93%) sont aussi parmi les plus efficaces.

Rythme en hausse

Mais le rythme des doses injectées dans le pays semble augmenter, quoique raisonnablement. Ainsi, 5.198 doses ont été administrées au cours de la semaine du 1er au 7 février, selon le bilan hebdomadaire publié mercredi soir , un chiffre en augmentation par rapport à la semaine précédente (4.279) et celle d’avant (2.712).

Les députés européens ont en outre rappelé, mercredi, la nécessité d’une solidarité «entre États membres, mais aussi au niveau mondial», alors que la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, reconnaissait des erreurs dans la mise en place de la campagne européenne .

«Personne n’est en sécurité tant que tout le monde n’est pas en sécurité», ont notamment déclaré les députés européens, appelant la Commission européenne à soutenir les États membres dans leurs stratégies de déploiement des vaccins.