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Vaccins: 6 phases détaillées, mais un calendrier encore flou



Au 30 janvier, 10.748 premières doses avaient été injectées. 1.680 personnes avaient reçu leur deuxième dose. (Photo: Nader Ghavami / Maison Moderne)

Au 30 janvier, 10.748 premières doses avaient été injectées. 1.680 personnes avaient reçu leur deuxième dose. (Photo: Nader Ghavami / Maison Moderne)

La campagne de vaccination se déroulera en 6 phases, qui se déclinent en fonction de l’âge et de la vulnérabilité des personnes. Mais si son organisation se précise, cette dernière ne se fera pas du jour au lendemain: la deuxième phase ne devrait pas commencer avant mars.

L’organisation de la campagne de vaccination au Luxembourg se fait plus précise: 6 phases se succéderont, en fonction de l’âge et de différents degrés de vulnérabilité associés à l’état de santé. Des précisions apportées lundi, lors d’une conférence de presse en présence de la ministre de la Santé, Paulette Lenert (LSAP), et du directeur de la Santé, Jean-Claude Schmit .

Depuis fin décembre, le personnel de santé, les résidents de maisons de retraite et les personnes en situation de handicap vivant en structure se font ainsi vacciner dans le cadre de la première phase. Suivront, lors de la deuxième étape, les personnes de plus de 75 ans et celles hautement vulnérables (comme les personnes atteintes d’un cancer et sous traitement ou celles atteintes d’un déficit immunitaire congénital).

Puis, dans la phase 3, auront accès aux vaccins les personnes de 70 à 74 ans ou celles significativement vulnérables (immunodéficience acquise, affections respiratoires sévères). Et ainsi de suite jusqu’à la phase 6, lors de laquelle commencera la vaccination de la population générale de moins de 54 ans, en commençant par les plus âgés.

Certificats de vulnérabilité

Des certificats de vulnérabilité attestant de l’état de vulnérabilité devront d’ailleurs être délivrés par le médecin traitant pour déterminer à partir de quel moment le patient sera éligible pour se faire vacciner.

Livraisons imprévisibles

Mais si l’organisation se fait plus précise, le rythme de succession de ces phases reste inconnu, les dates de livraison par les laboratoires restant imprévisibles. Ces dernières semaines, les annonces de retard se sont ainsi succédé au niveau européen. Ce qui n’est pas sans incidence sur le Luxembourg.

12.000 personnes travaillant dans les établissements hospitaliers doivent se faire vacciner dans le cadre de la première phase . Sans compter les pas moins de 6.200 personnes dans les maisons de retraite. Or, au 30 janvier, 10.748 premières doses avaient été injectées. Et seulement 1.680 personnes avaient reçu leur deuxième dose.

La première phase n’est donc manifestement pas près d’être achevée. Et la deuxième phase ne devrait ainsi pas commencer avant le début du mois de mars, selon le ministère de la Santé. «Sous réserve, néanmoins, de la livraison et de la disponibilité de doses de vaccin suffisantes», précise le ministère.

Pas de dates pour AstraZeneca

Or, si les livraisons des doses de Pfizer-BioNTech ont un planning défini pour ces prochaines semaines, celles de Moderna semblent plus imprévisibles. Quant à celles d’AstraZeneca, dernier à avoir reçu l’autorisation de mise sur le marché dans l’UE, elles restent inconnues pour le moment.

Un taux d’adhésion faible

Un autre problème pourrait occasionner un ralentissement de la campagne de vaccination: le taux d’adhésion. Très élevé dans les maisons de retraite, avec 86% d’acceptation, il est beaucoup plus faible pour les personnes invitées à se faire vacciner dans les centres de vaccination: lors de la première vague d’envois d’invitations, 48,1% des personnes invitées ont accepté. Une part qui a diminué à 43,3% avec la deuxième vague d’invitations.

La campagne de vaccination ne se réalisera donc pas sans peine. Pourtant, cela reste le plus grand espoir pour sortir de la crise. Sans remplacer les outils mis en place (masques, gestes barrières), «la vaccination jouera un rôle crucial pour sauver des vies, endiguer la pandémie, protéger les systèmes de santé et contribuer au rétablissement de notre économie», rappelle ainsi le ministère de la Santé.