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Trump risque une seconde procédure de destitution



Les démocrates espèrent que Donald Trump prendra l’initiative de démissionner. Ce qui a peu de chances de se produire. (Photo: Shutterstock)

Les démocrates espèrent que Donald Trump prendra l’initiative de démissionner. Ce qui a peu de chances de se produire. (Photo: Shutterstock)

La fin de mandat du président américain, Donald Trump, s’apparente à un véritable chemin de croix. Dès ce lundi, il pourrait être la cible d’une seconde procédure «d’impeachment», une première historique.

Joe Biden deviendra, le 20 janvier, le nouveau président des États-Unis. Une cérémonie qui aura lieu en présence de Mike Pence, le vice-président actuel, mais pas de Donald Trump, président sortant pour qui la fin de mandat s’apparente à un véritable chemin de croix.

Contestant la victoire démocrate lors du scrutin de novembre, Trump avait appelé ses supporters à ne rien concéder au clan adverse. A suivi une véritable prise d’assaut du Capitole de Washington, alors que le Congrès devait confirmer la victoire de Biden.  Un événement qui a fait plusieurs morts et pour lequel Trump a mis un temps interminable avant de lancer un appel au calme.

Malgré l’imminence de son départ, la colère ne retombe pas. Ni dans son camp, où ses soutiens sont de moins en moins nombreux, tandis que des démissions en chaîne ont eu lieu dans son entourage. Ni dans celui des démocrates, évidemment.

Ceux-ci attendent que Trump prenne l’initiative et démissionne dès ce lundi. À défaut que Mike Pence active le 25e amendement, qui prévoit le transfert des pouvoirs du président si celui-ci n’est plus en état de les exercer. Deux options qui ont peu de chances de voir le jour.

Empêcher Trump de se représenter

Dès lors, une seconde procédure de destitution («impeachment») pourrait être déposée pour sa responsabilité présumée dans les faits du 6 janvier. Selon le député Ted Lieu, les 180 signatures nécessaires ont été recueillies parmi les députés démocrates, tandis que des républicains pourraient, eux aussi, le faire.

Cette manœuvre a un double but puisque le délai semble trop court que pour pouvoir conclure avant le 20 janvier. D’abord symbolique, en obtenant une condamnation qui marquerait l’Histoire. Ensuite, cela empêcherait Donald Trump de se représenter en 2024, ce qu’il envisage réellement.