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pandémie

Travailler plus pour assurer les services essentiels



Le personnel des soins de santé n’échappe pas au virus. Pour assurer le bon fonctionnement de services essentiels, augmenter le temps de travail du personnel apparaît comme une solution possible. (Photo: Matic Zorman / Maison Moderne)

Le personnel des soins de santé n’échappe pas au virus. Pour assurer le bon fonctionnement de services essentiels, augmenter le temps de travail du personnel apparaît comme une solution possible. (Photo: Matic Zorman / Maison Moderne)

Travailler un maximum de 12 heures par jour et 60 heures par semaine va à nouveau être possible dans certains secteurs d’activité, dont celui de la santé. Une stratégie qui vise à assurer le bon fonctionnement de services essentiels, bien que le Covid-19 fasse de plus en plus de malades.

Durant l’état de crise, un règlement grand-ducal a permis à certains de travailler un maximum de 12 heures par jour et 60 heures par semaine . La mesure devrait à nouveau être d’application sous peu et le restera jusqu’à la fin de l’année. Un projet de loi en ce sens a été présenté ce lundi en commission du travail et de la sécurité sociale. Il devrait suivre le même parcours législatif que les amendements à la loi Covid et être voté avant la fin de cette semaine.

À la différence de ce qui était le cas, le nouveau texte ne concernera pas le secteur privé, mais seulement les entreprises publiques et semi-publiques. Celles qui en feront la demande au ministère du Travail, et recevront son accord, pourront proposer à leurs salariés de travailler au-delà de la durée légale du temps de travail. Ce ne sera possible que dans des secteurs essentiels: santé, laboratoires, structures d’hébergement pour enfants…

Alors que de plus en plus d’employés du secteur de la santé sont touchés par le Covid-19 ou placés en quarantaine, le vice-Premier ministre et ministre du Travail Dan Kersch (LSAP) reconnaît «qu’il s’agit d’une mesure préventive pour garantir le bon fonctionnement des secteurs essentiels tels que les hôpitaux ou encore les laboratoires».

La réserve sanitaire réactivée

Les députés ont approuvé le texte, attirant tout de même l’attention sur le danger de trop solliciter certains employés.

En outre, Dan Kersch a indiqué que la réserve sanitaire avait été réactivée. Mais que ses effectifs ne sont pas les mêmes que lors de la première vague épidémique. «Les étudiants en médecine sont rentrés dans leur pays d’études pour suivre les cours à l’université et les ‘autres professionnels de santé’ ont repris leurs activités normales», a souligné le ministre.