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Transformation digitale: se poser les bonnes questions



Tout le monde doit être impliqué dans le changement: le top manager, qui doit insuffler et promouvoir ce changement, mais aussi le terrain, qui doit l’accepter et le favoriser. Nvision

Tout le monde doit être impliqué dans le changement: le top manager, qui doit insuffler et promouvoir ce changement, mais aussi le terrain, qui doit l’accepter et le favoriser. Nvision

Toute entreprise souhaitant entamer sa transformation digitale doit se poser les bonnes questions sur sa vision, sur sa situation vis-à-vis de la concurrence, de la digitalisation du secteur, et sur les impacts de cette dernière. Un travail crucial, mais souvent oublié. Brice Houdard, Digital Business Manager chez Nvision, nous parle de cette réflexion à mener pour une transformation digitale réussie.

Pourquoi transformer et digitaliser mon entreprise?

Il ne s’agit pas de gratter en surface, mais de chercher les vraies raisons. «Ces dernières peuvent être multiples, comme répondre à l’évolution des méthodes de consommation des clients, ou encore de nouvelles manières de collaborer en interne.» Se transformer par la digitalisation va plus loin que la réduction des coûts, la croissance, ou encore l’efficacité opérationnelle. C’est en se questionnant profondément sur le «pourquoi» que l’entreprise saura comment et avec qui l’appréhender.

Que fait la concurrence, et quelles sont les attentes des clients?

Nous avons tendance à nous comparer à nos concurrents. Que font les autres en matière de digitalisation? Dois-je faire la même chose? «Il s’agit avant tout de découvrir ce que souhaitent les clients. Mener un benchmark de ses concurrents n’est pas forcément la meilleure option, car ils n’ont peut-être pas la bonne approche vis-à-vis des clients, surtout dans des secteurs très ‘brick and mortar’. La tendance est souvent de regarder chez son voisin, et si on aime ce qu’on voit, alors on le reproduit également sans se demander si cela a du sens. Puisqu’ils se copient, tous font la même chose, et finalement, il est fort probable qu’aucun ne réponde aux attentes des clients.» Il est donc vital de s’intéresser au paysage concurrentiel, mais surtout aux meilleures pratiques d’un point de vue client. Ce qui marche dans un secteur peut très bien fonctionner dans un autre secteur.

Ai-je créé une culture d’entreprise favorisant la transformation?

Lorsque la transformation digitale échoue, nous pointons du doigt la technique ou les équipes. Finalement, il s’agit souvent d’un problème de culture d’entreprise, car nous n’avons pas favorisé l’acceptation du changement.

La transformation digitale est un chamboulement que beaucoup n’acceptent pas, ou difficilement, c’est en quelque sorte une perte de repères. Les process utilisés depuis des années changent, les outils et la manière de travailler aussi. Il faut donc accepter cette transformation et les erreurs qui vont en découler.

Brice Houdard,  Digital Business Manager,  Nvision

Suis-je prêt à changer ma manière de travailler?

Tout le monde doit être impliqué dans le changement: le top manager, qui doit insuffler et promouvoir ce changement, mais aussi le terrain, qui doit l’accepter et le favoriser. «Le manager doit s’adapter. On ne lui demande pas d’être un change manager, mais d’avoir une vision d’entreprise et de motiver les troupes. Réclamer aux employés de changer leur manière de travailler nécessite du temps et de l’énergie, ce qui va engendrer des coûts indirects. Le dirigeant est-il prêt à ce chamboulement avec un coût qui n’est pas directement mesurable?» L’entreprise, seule, ne peut y arriver. C’est un travail de groupe qui nécessite une collaboration étroite entre tous les collaborateurs.

Ai-je les compétences en interne?

Les entreprises savent-elles de quelles compétences elles ont besoin pour amorcer leur transformation d’un point de vue digital et organisationnel? «Il est souvent plus facile de croire que cela requiert des compétences traditionnelles, et donc d’être capable de gérer cela en interne avec une vision possiblement étriquée. Or, c’est un métier. Imaginer, implémenter des solutions digitales et pérenniser le changement est un processus continu, et il est important d’accepter de ne pas savoir.» Une société qui souhaite embaucher un Project management officer pour prendre en main le développement de sa plateforme digitale sait-elle ce qu’est un PMO? Est-elle capable d’évaluer les CV, de poser les bonnes questions et d’analyser les réponses?

Comment puis-je mesurer la réussite de ma transformation?

Pour analyser la réussite de sa transformation, divers critères d’évaluation existent et doivent être analysés en amont. Ai-je augmenté mon chiffre d’affaires, rationalisé les coûts opérationnels et IT? Mes employés sont-ils satisfaits? Ont-ils gagné en compétences ou en qualité de vie professionnelle? Définir une réussite n’est pas aisé, c’est un chemin unique pour chaque société.

Quels sont les projets et les priorités?

Vouloir réaliser tous ses projets en même temps n’est pas optimal et peut mener à des problèmes de cohérence, surtout quand ces derniers sont interdépendants et menés par des équipes différentes. Quels sont les projets? Quels sont les liens entre eux? Qui doit être impliqué? Devons-nous mettre en place une gouvernance centralisée? Quelle est la roadmap pour les 3 à 5 ans? 

Suis-je prêt à chambouler mon écosystème IT?

Quelle que soit leur taille, les entreprises rencontrent les mêmes problèmes avec l’IT. Il s’agit d’une structure construite de manière complexe, au fur et à mesure, souvent avec une vision court terme. Est-on prêt à revoir l’ensemble? «Selon la réponse, nous n’aurons pas la même orientation. S’ils acceptent de tout changer, c’est super. Sinon, il faut composer avec, c’est un challenge tout aussi intéressant, mais avec une réflexion complètement différente.»

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