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Front commun

Les syndicats toujours inquiets du CovidCheck en entreprise



Dès lundi, les entreprises pourront ou non appliquer le régime du CovidCheck. (Photo: Maison Moderne)

Dès lundi, les entreprises pourront ou non appliquer le régime du CovidCheck. (Photo: Maison Moderne)

OGBL, LCGB et CGFP ne digèrent toujours pas le passage en force du gouvernement au sujet de l’instauration possible du CovidCheck en entreprise. Les syndicats appellent leurs affiliés à la plus grande prudence.

La possibilité d’instaurer le régime CovidCheck pour permettre l’accès au lieu de travail sera une réalité à partir de lundi. Si la loi reste en travers de la gorge des syndicats, la manière dont elle a été mise en place aussi. OGBL, LCGB et CGFP déplorent à nouveau le passage en force du gouvernement, sans concertation, et critiquent l’impréparation de la mesure qui crée une grande incertitude juridique du fait des interprétations possibles. Dans le même temps, ils se félicitent que le CovidCheck ne semble guère séduire les entreprises, qui soit n’en veulent pas, soit l’appliqueront de manière partielle (lors des réunions, dans certains lieux…).

Une nouvelle rencontre entre les syndicats et le patronat a eu lieu pour «tenter de trouver des solutions viables avec toutes les parties pour garantir les intérêts et les moyens de subsistance des travailleurs et des fonctionnaires», sans résultat concret. Une communication des syndicats sur le sujet est prévue ce jeudi après-midi.

En attendant, les syndicats ont émis des recommandations envers les personnes confrontées au CovidCheck:

- contacter son représentant du personnel ou son syndicat pour obtenir des informations complètes sur la situation, ses droits et ses obligations;

- ne pas signer les documents qui vous sont envoyés à votre domicile;

- contacter la délégation du personnel s’il y a convocation à un entretien;

- ne jamais accepter d’options alternatives telles que le congé ou le chômage partiel.

Si le gouvernement ne recule pas, les syndicats confirment que des actions juridiques et administratives seront lancées. Leur teneur sera précisée au cours des deux premières semaines du mois de novembre.