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Loi Covid

Le CovidCheck en entreprise dès le 1er novembre



Pour le Premier ministre, il est indispensable que le taux de vaccination augmente. (Photo: Capture d’écran; Guy Wolff/Maison Moderne. Montage: Maison Moderne)

Pour le Premier ministre, il est indispensable que le taux de vaccination augmente. (Photo: Capture d’écran; Guy Wolff/Maison Moderne. Montage: Maison Moderne)

Si la situation sanitaire demeure stable, le gouvernement veut voir augmenter le nombre de vaccinés. Dès le 1er novembre, le régime CovidCheck pourra donc être introduit dans les entreprises et dans les services publics. Son contrôle pourra être rendu obligatoire par les employeurs. Pour l’horeca, cette obligation sera généralisée.

«La vaccination est, pour le moment, la seule issue à la pandémie», a répété le Premier ministre,  Xavier Bettel (DP), lors de la conférence de presse qui a suivi le conseil de gouvernement de ce vendredi 8 octobre. La situation sanitaire et les mesures de la prochaine loi Covid constituaient les éléments centraux de l’ordre du jour.

Si l’employeur décide d’appliquer le CovidCheck, il s’agira d’une nouvelle obligation au travail, comme peut l’être le port du casque sur un chantier.
Xavier Bettel

Xavier Bettel,  Premier ministre

Le projet de loi sera déposé dans les prochains jours, voté pour le 18 octobre, et restera d’application jusqu’au 18 décembre. Que prévoira notamment ce texte?

- Le CovidCheck (la preuve de la vaccination complète, de la guérison ou d’un résultat négatif après un test PCR de moins de 72 heures ou un test rapide certifié réalisé auprès d’un personnel médical qualifié) pourra, à partir du 1er novembre, être appliqué par les employeurs. Tant dans le secteur privé que dans les services publics. «Chaque entreprise étant différente», une certaine souplesse sera autorisée. Ici, le CovidCheck sera imposé pour accéder au lieu de travail; là, il ne sera demandé que dans le cadre de certaines réunions… Un employé qui tentera de se soustraire aux obligations édictées par son employeur encourra des sanctions. «Si l’employeur décide d’appliquer le CovidCheck, il s’agira d’une nouvelle obligation au travail, comme peut l’être le port du casque sur un chantier», a commenté Xavier Bettel.

- Ce même CovidCheck deviendra aussi la norme dans l’horeca alors que, jusqu’à présent, le choix restait possible entre ce système ou les mesures «classiques»: port du masque, distanciation sociale… Les tests antigéniques rapides ne suffiront plus pour accéder aux bars, cafés, restaurants et zones de loisirs. «Seuls seront encore admis des tests réalisés par du personnel médical certifié.»

Présenter son CovidCheck à l’entrée d’un restaurant deviendra systématique à partir du 1er novembre. (Photo: Guy Wolff/Maison Moderne)

Présenter son CovidCheck à l’entrée d’un restaurant deviendra systématique à partir du 1er novembre. (Photo: Guy Wolff/Maison Moderne)

- La limite d’âge pour le CovidCheck sera augmentée, passant de 6 à 12 ans.

Le gouvernement assume en tout cas pleinement le fait de «rendre la vie moins agréable pour les non-vaccinés. Mais nous n’avons pas le choix. L’alternative au CovidCheck, c’est ne rien faire et risquer un nouveau confinement. On ne peut limiter la liberté d’une majorité à cause d’une minorité», a encore souligné le Premier ministre. Assurant que les mesures seront levées si le taux de vaccination augmente.

Un quart de la population est non vaccinée

Car c’est bien là que le bât blesse. Seulement 73,8% de la population dispose d’un schéma vaccinal complet. Un quart de celle-ci n’est donc pas protégée «et, notamment, beaucoup de plus de 60 ans». Or, même si la situation reste stable dans les hôpitaux, «on risque des problèmes dans les semaines à venir si le taux de positivité augmente». Les derniers appels ayant eu un effet limité, «le gouvernement ne peut plus se contenter d’observer, mais doit décider de nouvelles mesures dans l’intérêt général».

Outre le Hall Victor Hugo à Luxembourg, deux centres de vaccination vont rouvrir à partir du 16 octobre et pour deux mois, à Esch-Belval et Ettelbruck. Tout est mis «en œuvre pour faciliter l’accès au vaccin», la nécessité d’atteindre un taux plus élevé de vaccination «étant extrêmement importante pour le pays».