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La stratégie des ministères face au Covid-19



Une des mesures vise à séparer physiquement des personnes qui occupent des fonctions essentielles identiques. (Photo: Shutterstock)

Une des mesures vise à séparer physiquement des personnes qui occupent des fonctions essentielles identiques. (Photo: Shutterstock)

Une administration publique qui tousse et c’est tout un pays qui est malade. Dans les ministères, des stratégies sont déployées pour faire face à la pandémie de coronavirus.

La mise en quarantaine de Franz Fayot  (LSAP), ministre de l’Économie, de la Coopération et de l’Action humanitaire, a rappelé que nul n’était à l’abri du Covid-19. Mais dans un pays, une administration publique en partie ou totalement à l’arrêt peut rapidement être source de graves dysfonctionnements.

Identification des fonctions essentielles

Le Haut-Commissariat à la protection nationale, placé sous la tutelle du ministère d’État, a parmi ses fonctions principales de «gérer les crises à caractère civil ou militaire». Mais ce n’est pas seulement depuis ce niveau que des impulsions sont données. L’instruction de disposer d’un «business continuity plan» découle du ministère de la Fonction publique, géré par le ministre  Marc Hansen  (DP). Celui-ci décrit les mesures à prendre pour assurer un fonctionnement des départements en temps de crise.

Un des points cruciaux, explique à Paperjam une source ministérielle interne, était «d’identifier les personnes qui occupent des fonctions dites essentielles: autorisations diverses, communication, aides…». Sans oublier les chefs de service ou de département. «Le but est d’éviter les contacts physiques entre des personnes qui occupent des fonctions identiques», poursuit notre interlocuteur. Cela dans le but d’éviter qu’un département entier soit à l’arrêt, car tout son personnel touché. «Dès lors, on sépare physiquement les agents qui occupent habituellement un même bureau dans différentes pièces, ou on les éloigne les uns des autres via le télétravail.»

Un quart des agents télétravaillaient régulièrement

Les mesures ont évidemment été de suite mises en place au ministère de l’Économie, dès que le ministre a été placé en quarantaine. Parmi lesquelles, notamment, une invitation à télétravailler. Par «chance», le ministère de l’Économie était peut-être celui qui était le plus prêt à réagir puisqu’il «était  un des premiers où cette forme de travail a été introduite en guise de projet pilote ». Un quart des agents du ministère travaillent régulièrement à distance et disposaient donc des outils technologiques nécessaires.

Quant aux personnes, nombreuses, qui ont eu des contacts avec Franz Fayot avant sa mise en quarantaine: «Il n’y a pas eu de mesures particulières à respecter, selon les consignes de la Direction de la santé.»