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Expo universelle de Dubaï

Le «space fund» met 120 millions dans l’espace



Accompagnés par Mario Grotz (à gauche), Franz Fayot et Pierre Festal, partner de Promus Ventures, ont confirmé des capacités d’investissement dans des start-up de l’espace de 120 millions d’euros. (Photo: SIP/Emmanuel Claude)

Accompagnés par Mario Grotz (à gauche), Franz Fayot et Pierre Festal, partner de Promus Ventures, ont confirmé des capacités d’investissement dans des start-up de l’espace de 120 millions d’euros. (Photo: SIP/Emmanuel Claude)

Comme Paperjam l’écrivait mi-septembre, le «space fund» géré par Promus Ventures a 120 millions d’euros à sa disposition… et a déjà investi dans une poignée de pépites.

C’est à la fin du bal que l’on paie les musiciens, dit le bon sens populaire. Mais cela n’empêche pas d’avoir une idée de la qualité des musiciens dès les premières notes.

Ce lundi, lors d’une conférence de presse à Dubaï, où il mène une mission économique de trois jours, le ministre de l’Économie, Franz Fayot (LSAP), a rappelé que «encourager l’innovation et l’entrepreneuriat via le financement était un des piliers de la stratégie de l’espace du Luxembourg. En investissant directement dans des fonds de l’espace prometteurs, le fonds Orbital Ventures est un excellent exemple d’un outil de financement dédié au développement de l’industrie de l’espace.»

«Nous continuons d’assister à une croissance et à des développements formidables dans l’industrie du nouvel espace, et nous sommes ravis de déployer ce nouveau fonds spatial spécifique au secteur», a rassuré le partner de Promus Ventures, Pierre Festal. «Nous remercions nos investisseurs pour leur confiance et leur soutien dans cette entreprise. Depuis 2014, nous avons de solides antécédents d’investissement dans des start-up spatiales à succès, y compris des leaders de l’industrie tels que Rocket Lab, Spire, Iceye et d’autres. C’est une période charnière pour les acteurs spatiaux mondiaux et les perspectives sont bonnes.»

Comme nous vous l’avions indiqué dès la mi-septembre , le fonds «luxembourgeois» a déjà investi dans Isotropic Systems (UK), Ellipsis Drive (NL), Fernride (DE), Akasha Imaging (USA), Recycleye (UK) et Wakeo (FR).

11 millions de plus pour Wakeo

Il y a dix jours, cette dernière a levé 11 millions d’euros, toujours auprès de Promus Ventures et de 360 Capital, forte de la croissance de 300% de son chiffre d’affaires l’an dernier. 

Depuis Paris, Wakeo accompagne de grands groupes mondiaux comme Uniqlo, Air Liquide, Faurecia, B. Braun ou encore Clasquin, dans l’optimisation et la fiabilisation de leurs chaînes de transport (maîtrise des risques et livraison dans les délais prévus), face aux perturbations des supply chains internationales. 70% des entreprises de transport ou de logistique n’ont pas d’indicateur de leur empreinte environnementale alors qu’elles représentent 17% des émissions mondiales et c’est là que la start-up française joue un rôle.

Cet exemple est intéressant puisqu’il montre bien la course dans laquelle sont engagés les investisseurs pour détecter les futures pépites le plus tôt possible. Et le risque que le Luxembourg doit prendre pour attirer de nouveaux acteurs dans le pays.

Le bal ne fait que commencer.