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Sifflets et discours au piquet de protestation du Wort



Plus d’une centaine de participants ont assisté au piquet et au discours des responsables du LCGB. (Photo: Matic Zorman/Maison Moderne)

Plus d’une centaine de participants ont assisté au piquet et au discours des responsables du LCGB. (Photo: Matic Zorman/Maison Moderne)

Le LCGB organisait, jeudi matin, un rassemblement devant le siège du Luxemburger Wort, alors que les négociations entourant le plan social s’enlisent.

Plus d’une centaine de participants ont pris part, jeudi matin, à un piquet de protestation devant les bureaux du Luxemburger Wort à Gasperich, à la veille de la date butoir des négociations du plan social annoncé le 17 septembre dernier et visant 80 des 330 salariés.

«C’est le quatrième plan social en dix ans», a souligné dans son discours doublé de coups de sifflet Céline Conter, secrétaire syndicale du LCGB . Si le syndicat reconnaît que «le groupe Saint-Paul relève aujourd’hui d’un sureffectif non négligeable», il veut limiter l’impact sur les suppressions de postes et négocier des mesures d’accompagnement sociales et financières.

À l’encontre de la convention collective 

«Ce qui a été proposé représente 25% d’indemnités de départ extralégales en moins par rapport au dernier plan social de 2013», a insisté Carine Breuer du LCGB. Autre pierre d’achoppement, la convention collective de travail précise que l’employeur s’engage à ne pas procéder à des licenciements pour raisons économiques durant la validité du texte «sauf en cas de survenance d’un cas de force majeure ou d’évènement(s) imprévisible(s) tels qu’habituellement reconnus par la jurisprudence».

La secrétaire syndicale du LCGB, Céline Conter, a rappelé que la convention collective interdit les licenciements économiques. (Photo: Matic Zorman/Maison Moderne)

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Le plan social prévoit le licenciement d’un quart des effectifs actuels. (Photo: Matic Zorman/Maison Moderne)

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Naturellement, le Covid-19 incarne l’élément perturbateur dans le scénario pourtant scellé du texte en vigueur jusqu’au 31 décembre 2021. Pour le président de la délégation du personnel, Guy Pelletier, «il n’y a pas de relation entre pandémie et outsourcing». Le délégué permanent observe cependant une coïncidence entre le nombre de salariés placés au chômage temporaire au cœur de la crise sanitaire et celui des licenciements annoncés le 17 septembre dernier: 80.

«Pour le chômage partiel, ils ont reçu beaucoup d’argent», sans compter l’aide spéciale de 5.000 euros par journaliste octroyée par le gouvernement à chaque rédaction dans le cadre de la crise sanitaire.

Le LCGB a rencontré lundi dernier, à la fin de la période légale de négociation du plan social, le ministre du Travail Dan Kersch (LSAP). Mais la direction ne s’est pas présentée au rendez-vous. L’Office national de conciliation a donc été saisi, et une réunion se prépare pour la semaine prochaine. «La balle est dans le camp de l’ONC», a résumé Céline Conter.