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Revolut lève 500 millions de dollars



Revolut veut développer ses services pour élargir sa base de clientèle.  (Photo: Shutterstock)

Revolut veut développer ses services pour élargir sa base de clientèle.  (Photo: Shutterstock)

Revolut séduit les investisseurs. La néobanque basée à Londres vient de lever 500 millions de dollars. Une sacrée performance pour une fintech de moins de cinq ans.

La néobanque britannique Revolut vient de réussir une augmentation de capital de 500 millions de dollars (460 millions d’euros). Une opération qui la valorise désormais à 5,5 milliards de dollars après moins de cinq ans d’existence.

Cette opération a été menée en priorité par le fonds américain TCV.  Une telle levée de fonds est un record pour une fintech européenne. Et sa valorisation en fait une des fintech pesant le plus lourd au niveau mondial.

Aujourd’hui, Revolut propose déjà des services tels que le transfert d’argent instantané, les paiements multidevises, des assurances et, depuis l’obtention d’une licence bancaire en Lituanie, les crédits à la consommation.

Son fondateur, Nikolay Storonsky, entend faire gagner de plus en plus de clients à sa banque en élargissant la gamme de produits, notamment dans le secteur du crédit, et s’attaquer à de nouveaux marchés. La banque compte actuellement 10 millions de clients.

Une étape cruciale

La nouvelle levée de fonds doit aussi permettre à Revolut de travailler plus rapidement à rendre son modèle rentable. En 2018, elle a affiché un chiffre d’affaires de 66 millions d’euros et une perte avant impôts de 37,5 millions d’euros.

Pour Aurélie L’Hostis, senior analyst chez Forrester, les néobanques entrent dans une phase cruciale de validation de leur modèle. «Les investisseurs chercheront à être rassurés sur le fait que Revolut peut atteindre une croissance organique durable», note-t-elle. «Le marché américain sera difficile à pénétrer. Avec cette nouvelle injection de liquidités, Revolut va probablement doubler ses activités sur son marché actuel, en améliorant les services aux particuliers et aux entreprises, mais aussi en essayant de se lancer dans le crédit. Mais le chemin pour devenir une banque à part entière sera probablement semé d'embûches.»