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Les centrales nucléaires belges en ligne de mire



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La centrale de Tihange, le long de la Meuse, entre Namur et Liège, menace le sol luxembourgeois. (Photo: Licence CC)

Chaque jeudi, la rédaction de Paperjam.lu revient sur les événements ayant marqué l’actualité un an auparavant. Cette semaine, retour sur la demande du Luxembourg pour la fermeture de la centrale de Tihange.

Camille Gira était en visite en Belgique, le 18 janvier 2016, pour rencontrer le ministre de l’Intérieur et de la Sécurité, Jan Jambon (N-VA), et la ministre belge de l’Énergie, de l’Environnement et du Développement durable, Marie-Christine Marghem (MR). Au cœur de la visite, la sécurité de la centrale nucléaire de Tihange.

En effet, le Luxembourg a fait part de ses craintes concernant le réacteur de Tihange 2 pour lequel des microfissures avaient été constatées déjà en 2012. Les réacteurs avaient alors été fermés cette même année, le temps d’une étude de risques approfondie. Mais trois ans plus tard, l’Agence fédérale de contrôle nucléaire (AFCN) belge a donné son accord pour le redémarrage des réacteurs, les conclusions des différentes enquêtes menées ayant conclu à l’absence de risques. Pour le secrétaire d’État au Développement durable, «il semble irresponsable de remettre cette centrale en route», indiquant que cette cuve ne serait pas acceptée pour la construction d’une nouvelle centrale.

Deux jours plus tard, le Parlement luxembourgeois se positionne pour la fermeture des centrales belges. Les députés ont ainsi insisté pour que le gouvernement «continue à appuyer la revendication d’une fermeture rapide» de Tihange et de Doel.

Ils réclament également une sortie du nucléaire dans toute la Grande Région et visent ainsi, en plus des centrales belges, les centrales nucléaires françaises de Cattenom, Chooz et Fessenheim.

Suite à la visite de Camille Gira, les représentants belges ont promis une sortie du nucléaire d’ici 2025.

Un financement pour les start-up TIC

Le 18 janvier 2016 également, Luxinnovation, en collaboration avec le ministère de l’Économie et le Technoport, lançait un vaste programme d’aide aux start-up actives dans le domaine de l’ICT. Appelé «Fit for Start», le programme d’accompagnement s’adresse à toutes les start-up, en cours de création ou actives depuis moins d’un an, pour les faire bénéficier de 16 semaines d’accompagnement et de coaching, ainsi que d’une enveloppe de 50.000 euros. Les fondateurs doivent, de leur côté, apporter une contribution privée de 10.000 euros. «Fit for Start» aide également les participants à se préparer à la croissance et à la recherche d’investissements, et facilite les contacts avec des partenaires potentiels.

Cette année, «Fit for Start» relance les candidatures pour l’édition printemps 2017. Les intéressés ont jusqu’au 13 février pour soumettre leur dossier.