ENTREPRISES & STRATÉGIES — Commerce

Manuel Lang, associé chez Whole Prévention

«Les prix pratiqués sur les masques et le gel me dégoûtent»



Jusqu’ici, Whole Training ne vendait ses masques et son gel qu’à ses clients. Devant les prix pratiqués, Manuel Lang semble décidé à changer de stratégie, écœuré que «des gens profitent de la misère humaine». (Photo: Shutterstock)

Jusqu’ici, Whole Training ne vendait ses masques et son gel qu’à ses clients. Devant les prix pratiqués, Manuel Lang semble décidé à changer de stratégie, écœuré que «des gens profitent de la misère humaine». (Photo: Shutterstock)

Associé chez Whole Prévention, Manuel Lang est un entrepreneur ulcéré de voir les prix pratiqués sur les masques et le gel contre le Covid-19. Sans parler de la qualité, qui laisse parfois à désirer. Coup de gueule.

«Je ne supporte plus de voir des gens profiter de la misère humaine. Nous avons déjà perdu deux personnes, dans la famille, à cause du coronavirus. C’est scandaleux de profiter des peurs des gens!» Habituellement, Manuel Lang propose des formations à des entreprises dans la gestion du risque. De tous les risques, du secourisme à la sécurité en passant par la sécurité des personnels en zone de crise ou face aux incivilités ou menaces verbales ou physiques.

Depuis quelques jours, à la demande de la Chambre de commerce, il a rejoint la liste des entreprises qui peuvent fournir des produits dans le cadre de la lutte contre la pandémie.

«Gel, masques chirurgicaux, masques FFP2, nous vendions déjà ces produits. Depuis sept ans en France et avec les mêmes fournisseurs. Et nous pouvons continuer à avoir tout ce dont nous pouvons avoir besoin. Chaque jeudi, je passe ma commande et je suis livré le mardi! Pour l’instant, nous servons nos clients actuels, mais nous avons du stock», explique l’entrepreneur, qui évoque 50.000 litres de gel ou 15.000 litres de solution hydroalcoolique.

«Je n’en peux plus de voir des solutions hydroalcooliques vendues deux fois leur prix au litre! Même le gel, aujourd’hui, vaut moins cher!» explique-t-il.

Pareil pour les masques. «Ce que nous vendons est certifié et répond aux normes! Je ne vous parle pas de matériel vaguement certifié par la Chine et qui se déchire dès que vous tirez un peu dessus, comme ce que m’a raconté un client hier! Je vois des nouvelles sociétés qui font des culbutes à trois ou quatre fois de mauvais produits… Un masque chirurgical trois plis certifié a un prix public conseillé, selon le volume, de 1 euro à 1,80 euro, contre 3,90 à 4,50 euros pour le masque FFP2.»

Depuis le début de la crise, il a vendu entre 400.000 et 450.000 masques avec se partenaires  via le centre d’appel mis en place pour ses clients , dit-il.