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dialogue social

Le Premier ministre a entendu la demande des syndicats



Xavier Bettel rencontrera OGBL, LCGB et CGFP, jeudi, à Senningen, pour évoquer « l’impact économique et sociétal de  la  crise  Covid-19». (Photo: Matic Zorman/archives)

Xavier Bettel rencontrera OGBL, LCGB et CGFP, jeudi, à Senningen, pour évoquer « l’impact économique et sociétal de la crise  Covid-19». (Photo: Matic Zorman/archives)

Une réunion aura lieu jeudi après-midi entre le Premier ministre et plusieurs syndicats au château de Senningen. L’invitation a été lancée après que les syndicats en ont fait la demande en urgence, estimant que le dialogue social est actuellement «piétiné».

Si on veut éviter que les étincelles ne se transforment en incendie, mieux vaut intervenir tout de suite. Le Premier ministre l’a bien compris et a répondu très vite à la demande d’une réunion de la part des syndicats. Elle aura lieu ce jeudi 14 mai au château de Senningen, rapporte RTL.

Paperjam a obtenu confirmation de cette rencontre, qui se tiendra à partir de 14h. «Je viens de recevoir l’invitation, presque à l’instant, à vrai dire on ne l’attendait pas», explique un cadre de l’OGBL, ce mercredi, vers 12h30. «Et il n’y a pas d’ordre du jour qui y figure. Il est juste précisé qu’il s’agira d’un échange au sujet de l’impact économique et sociétal de crise Covid-19.»

Une demande en urgence

Il ne faut pas être un grand devin pour comprendre que Xavier Bettel (DP) souhaite remettre les choses au point après le tir de barrages syndicaux de ces derniers jours. Ceux-ci ont en effet émis des critiques quant aux modalités de la rentrée scolaire , le temps de travail porté à 60 heures par semaine, ou encore le fait de ne pas avoir été consultés dans le cadre de la loi Pandémie.

Fait rare: OGBL, LCGB et CGFP ont aussi adressé en commun une lettre au Premier ministre, titrée «Et maintenant, Monsieur le Premier ministre?» et datée du mardi 12 mai. Dans celle-ci, ils déplorent que leurs lettres antérieures soient restées sans réponse ou que la convocation de la tripartite «ait été froidement ignorée». Ils estiment le dialogue social «piétiné» et avertissent «clairement le gouvernement qu’ils refusent d’accepter une restriction à long terme des libertés et droits syndicaux. Ils ne permettront pas que la loi Pandémie soit utilisée comme prétexte pour renverser des acquis sociaux et démocratiques durement acquis.»

Ils ont donc demandé, «indépendamment d’une tripartite, une réunion d’urgence avec le Premier ministre, Xavier Bettel» pour «présenter leurs réflexions visant à lutter contre la crise économique». Ils ont été entendus.

L’Aleba déplore de ne pas être invité

OGBL, LCGB et CGFP seront donc présents, jeudi, à Senningen. Mais pas l’Aleba, le principal syndicat du secteur financier. Qui ne s’en étonne pas, mais le déplore. «Nous ne sommes pas un syndicat national, mais sectoriel. Mais nous sommes le plus important de la place financière, ô combien importante pour ce pays et son avenir. Je déplore donc que nous soyons à nouveau ignorés… Comme je continue à déplorer que, malgré ce que nous représentons, nous ne soyons présents ni au sein de la tripartite, ni au sein du Conseil économique et social», commente Laurent Mertz , secrétaire général de l’Aleba.