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Mesures anti-Covid

Le port du masque dans les rues n’est pas d’actualité



L’obligation du port du masque se limite actuellement aux transports publics et aux activités qui accueillent un public et qui se déroulent en lieu fermé. Une obligation qui ne concerne pas les mineurs de moins de six ans. (Photo: Shutterstock)

L’obligation du port du masque se limite actuellement aux transports publics et aux activités qui accueillent un public et qui se déroulent en lieu fermé. Une obligation qui ne concerne pas les mineurs de moins de six ans. (Photo: Shutterstock)

Confrontés à une hausse des cas de Covid-19, de nombreux pays durcissent les mesures anti-Covid, avec notamment l’obligation du port du masque dans les rues. Au Luxembourg, la situation épidémique étant stable pour le moment, un tel renforcement des mesures n’est pas envisagé.

Alors qu’en Europe et dans le monde, de nombreux pays durcissent leurs mesures anti-Covid, avec notamment comme mesure phare le port du masque rendu obligatoire dans les rues, au Luxembourg, le statu quo est de rigueur.

De fait, si l’épidémie reprend chez nos voisins, les indicateurs sont à la baisse au Luxembourg depuis le début du mois d’août, avec une diminution du nombre des infections au Covid-19. Même si elle reste «tendue», la situation est donc désormais stable et «sous contrôle» , assurait la semaine dernière la ministre de la Santé, Paulette Lenert (LSAP).

L’actuelle loi Covid, qui rassemble les mesures anti-Covid, ne devrait donc pas être modifiée d’ici la date de son échéance, le 30 septembre prochain, sauf évolution soudaine de l’épidémie. L’éventualité d’une obligation du port du masque dans les rues de Luxembourg n’est donc pas d’actualité.

Pour rappel, l’obligation du port du masque se limite actuellement aux transports publics et aux activités qui accueillent un public et qui se déroulent en lieu fermé. Une obligation qui ne concerne pas les mineurs de moins de six ans.

Des rassemblements limités à 10 personnes

En outre, la loi Covid limite les rassemblements à domicile ou à l’occasion d’événements à caractère privé à 10 personnes. Au-delà, celles-ci doivent se voir assigner des places assises en observant une distance minimale de deux mètres. Dans le cas contraire, le port du masque est obligatoire, sauf pour les personnes qui font partie d’un même ménage ou qui cohabitent.

C’est aussi cette loi qui prévoit les mesures d’isolement d’une durée renouvelable de deux semaines (pour les personnes infectées) et de quarantaine d’une durée de sept jours (pour les personnes à haut risque d’être infectées, à savoir les personnes qui ont été en contact étroit avec une personne infectée) qui peuvent être prises par la direction de santé. Le non-respect de ces mesures peut entraîner une amende de 25 à 500 euros.

Dans les restaurants et les bars, qui doivent fermer à minuit au plus tard, les personnes, si elles ne sont pas assises, doivent se déplacer avec un masque. Les tables ne peuvent accueillir plus de 10 personnes, sauf si les personnes font partie d’un même ménage ou cohabitent. Les tables doivent être distantes d’au moins 1,5 mètre. Le port du masque est obligatoire pour le personnel.

Côté sanctions, le non-respect des règles dans l’horeca entraîne une amende de 4.000 euros et de 8.000 euros en cas de récidive, cette dernière étant assortie du retrait de l’autorisation d’établissement pour une durée de trois mois pour les établissements qui se montreraient particulièrement récalcitrants ou peu prudents.

«Des modifications très ponctuelles»

L’entreprise qui aurait contrevenu aux règles et qui fait la demande d’aides à l’État en raison de pertes économiques pourrait ne pas recevoir les aides ou devoir rembourser les aides reçues le cas échéant.

Ces mesures, sauf évolution brutale de la situation épidémique dans le pays, ne devraient donc pas changer d’ici la fin du mois de septembre. Et si la situation reste stable d’ici la date de la prolongation de la loi Covid, celle-ci ne devrait alors pas subir de grandes modifications. «La loi Covid ne sera pas réinventée», expliquait à Paperjam le président de la commission de la santé, Mars Di Bartolomeo (LSAP). «Il y aura tout au plus des modifications très ponctuelles, dans un sens ou dans l’autre, en fonction de l’évolution de la situation. Et aucune ne sera faite si la situation reste stable.»

Si aucun renforcement n’est donc prévu pour le moment, aucun allègement n’est envisagé non plus. Les mesures anti-Covid vont donc faire partie de notre quotidien pendant encore longtemps.