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Cleantech Forum

Recyclable ou biodégradable? Un outil pour mieux informer



À défaut de savoir si un produit est biodégradable, réutilisable ou recyclable, certains sont jetés parmi les déchets communs. Le PCDS incite à mieux informer à ce propos. (Photo: Shutterstock)

À défaut de savoir si un produit est biodégradable, réutilisable ou recyclable, certains sont jetés parmi les déchets communs. Le PCDS incite à mieux informer à ce propos. (Photo: Shutterstock)

Recyclable, réparable, biodégradable: des produits en fin de vie le sont, mais sans que l’utilisateur le sache. Pour y remédier, le Product Circularity Data Sheet du ministère de l’Économie permet de mieux connaître la circularité d’un produit. Ce qui sera rappelé lors du Cleantech Forum.

Certains produits sont recyclables, réutilisables ou encore biodégradables, mais, faute de le savoir, ils finissent bien souvent dans la poubelle commune. Pour éviter cela, un outil, lancé dès 2018 par le ministère de l’Économie, permet de mieux connaître la nature circulaire d’un produit: le Product Circularity Data Sheet (PCDS).

Le Cleantech Forum , qui se tiendra de mardi à jeudi sur le thème «From chaos to transformation: tackling the climate crisis together», sera l’occasion de faire le point sur cet outil. Qui n’est d’ailleurs pas la première initiative à ce sujet.

Mais ces précédents se sont heurtés à différents écueils: dont celui des entreprises elles-mêmes, qui refusent de partager des données sensibles de leurs produits par crainte de la concurrence. Ou qui, parfois, ne les connaissent tout simplement pas – puisqu’il faut remonter l’intégralité de la chaîne de production, ce qui peut s’avérer laborieux et onéreux.

Une nouvelle approche

La fiabilité des données, sans certification et sans audit, peut aussi être douteuse. Bref, ces initiatives ne trouvaient pas leur public. D’où la nécessité d’une nouvelle approche, qui s’est calquée sur le Safety Data Sheet (SDS), un outil similaire concernant quant à lui la sécurité des produits.

La spécificité du PCDS est déjà de permettre de diffuser l’information la plus importante – par exemple le fait que le produit est biodégradable – sans communiquer de données sensibles.

Ensuite, l’entreprise n’a pas à rechercher elle-même les informations sur les données – par exemple en s’adressant au producteur – puisque tous les acteurs de la chaîne de valeur, dès le stade de la production, remplissent le PCDS, les uns après les autres.

Audit et système IT

«L’idée est de se poser la question de la circularité du produit dès le début de la chaîne», précise le directeur en charge des technologies renouvelables au sein du ministère de l’Économie, Christian Tock. «Et par la même d’inciter à ce que le produit soit circulaire.»

Pour gérer le PCDS, un système IT est mis à disposition par le ministère de l’Économie – même si tout le monde peut utiliser son propre outil en interne. Et un audit peut être réalisé afin de vérifier que les conclusions du PCDS sont correctes.

Une cinquantaine d’entreprises, issues de 12 pays, ont participé à l’élaboration du PCDS et y recourent. L’objectif est désormais d’en inciter davantage à rejoindre la plateforme, au Luxembourg et même au-delà. «Nous travaillons pour en faire un standard ISO, afin que cela touche l’international et pas seulement le Luxembourg», explique ainsi Christian Tock.

Le Cleantech Forum sera une nouvelle occasion de sensibiliser les entreprises aux enjeux d’un tel outil.