POLITIQUE & INSTITUTIONS — Institutions

QR code au travail

Une partie du secteur public a adopté le CovidCheck



Plusieurs ministères ou institutions ont fait ou feront prochainement passer leurs agents sous CovidCheck. (Photos: Archives Maison Moderne; CGDIS. Montage: Maison Moderne)

Plusieurs ministères ou institutions ont fait ou feront prochainement passer leurs agents sous CovidCheck. (Photos: Archives Maison Moderne; CGDIS. Montage: Maison Moderne)

Plusieurs ministères sont passés sous CovidCheck, mais pas tous. CGDIS et Chambre des députés aussi. La Ville de Luxembourg le réserve aux agents en contact avec des enfants ou des personnes à risque. L’Adem à ses agents. Alors que la BNL, la CSSF et l’Uni ont choisi de ne pas imposer ce régime. Tour d’horizon.

Le CovidCheck s’installe doucement dans certaines entreprises . Et dans la fonction publique? Ni la Confédération générale de la fonction publique (CGFP), ni son ministère, ni celui de la Santé à qui les employeurs doivent déclarer la mise en place d’un CovidCheck ne disposent pour le moment d’une vue globale. Paperjam a donc contacté d’initiative plusieurs administrations publiques.

En commençant par le ministère d’État, qui affirme l’avoir mis en place dès que ce fut possible, soit le 19 octobre. Cela concerne une soixantaine d’employés, qui doivent payer leurs tests s’ils ne souhaitent pas se faire vacciner. Le ministère de la Fonction publique a suivi le 25 octobre. «L’ensemble de son bâtiment avenue de la Liberté a été mis en périmètre CovidCheck.» Il abrite 180 agents, qui travaillent pour le ministère, mais aussi le Centre de gestion du personnel et de l’organisation de l’État (CGPO) et le Commissariat du gouvernement chargé de l’instruction disciplinaire (CGID). L’immeuble des Rotondes où se trouvent l’Institut national d’administration publique (INAP) et l’Administration des services médicaux du secteur public, sous la tutelle du ministère, avec un total de 67 agents, s’est également mis sous CovidCheck. Tout comme le Service national de la sécurité dans la fonction publique (SNSFP) et ses onze employés à Strassen.

Le ministère précise que les tests des personnes qui ne veulent pas se faire vacciner se font «en dehors de leur temps de travail et à leurs frais». En cas de refus, «comme pour l’absence non justifiée sur le lieu de travail, les dispositions du droit commun en place s’appliquent ».

Tous les ministères ne sont pas sous régime CovidCheck

Sans donner de liste exhaustive, le ministère de la Fonction publique en cite d’autres ayant mis en place le CovidCheck. Ceux de la Digitalisation et de la Coopération, sur le même site que le ministère d’État, en font partie. Le 1er novembre ont suivi le ministère de la Santé et le Centre des technologies de l’information de l’État (CTIE), «sous différentes formes». Contacté, le ministère de la Santé n’a pas encore donné de précisions à Paperjam.

«En outre, tous les ministères localisés dans le Héichhaus (ministère de la Mobilité et des Transports publics, ministère de l’Énergie, ministère de l’Environnement et ministère du Logement) sont dans un périmètre CovidCheck depuis peu», ajoute le ministère de la Fonction publique. De même pour celui de l’Économie, des Classes moyennes, de la Famille et l’Agence pour le développement de l’emploi (Adem). Cette dernière précise cependant que cela ne s’applique qu’aux salariés ou aux réunions, mais pas aux demandeurs d’emploi.

Le ministère de l’Intérieur annonce de son côté qu’il l’imposera à sa centaine d’agents à partir du lundi 8 novembre, tout en gardant un guichet accessible au public sans QR code. Au ministère de la Culture, où il n’est appliqué qu’en réunion, il devrait se généraliser à l’ensemble du bâtiment le 1er décembre pour la soixantaine de travailleurs, où se trouve aussi le ministère de l’Égalité entre les femmes et les hommes. Le ministère de l’Agriculture l’a déjà mis en place dans ses bâtiments pour les 43 personnes qui y travaillent, de même pour les 50 agents du ministère du Travail.

Les ministères des Finances (une centaine de personnes) et de la Justice (120 personnes) ont préféré le limiter aux réunions pour le moment. D’autres ministères contactés ne s’étaient pas encore prononcés au moment de la rédaction de l’article.

Députés et pompiers sous CovidCheck

La Chambre des députés applique elle aussi le CovidCheck depuis le mardi 2 novembre. La centaine d’employés reçoit tous les matins un bracelet de couleur différente après avoir scanné le QR code, afin de pouvoir rentrer et sortir librement du bâtiment. Ici non plus, pas de prise en charge des tests pour les salariés non vaccinés, qui, s’ils refusent de se soumettre au CovidCheck, risquent des sanctions graduelles pouvant aller jusqu’au licenciement.

Le Corps grand-ducal d’incendie et de secours (CGDIS) a voulu laisser du temps à ses 800 employés et 5.000 volontaires et n’imposera le CovidCheck dans ses bâtiments qu’à partir de ce lundi 8 novembre. Les tests étant, là encore, à la charge des personnes ne souhaitant pas se faire vacciner.

Un CovidCheck partiel pour la Ville de Luxembourg

La Ville de Luxembourg a choisi la même date pour soumettre au CovidCheck ses services Seniors, Foyers scolaires et Crèches. Dans les autres services, «les mesures sanitaires et gestes barrières resteront de mise». Quelques réunions et formations pourront passer sous le modèle CovidCheck.

Pour rappel, les administrations communales souhaitant passer sous CovidCheck doivent dans tous les cas assurer un accès à l’ensemble de la population pour effectuer des actes obligatoires.

La commune d’Esch-sur-Alzette réserve quant à elle le CovidCheck aux services du secteur horeca parmi ses 1.300 agents, comme demandé par la loi. C’est-à-dire, «le personnel en charge de la gestion de la buvette au hall sportif à Lallange, du Baamhauscafé et des Escher Baamhaiser», précise la ville. «Si des personnes doivent être testées, l’administration communale prendra en charge les frais».

La Commission de surveillance du secteur financier (CSSF) n’applique pas le CovidCheck. L’Université de Luxembourg non plus, sauf pour de grands événements. La Bibliothèque nationale (BNL) a pris la même décision de ne pas le mettre en place, «ni dans les espaces publics, ni dans les espaces internes».