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Inserm

Un outil pour calculer les risques et bénéfices des vaccins



En entrant sa tranche d’âge, son sexe et le type de vaccin, le calculateur en ligne permet de connaître les bénéfices du vaccin – ainsi que ses risques. (Photo: Romain Gamba / Maison Moderne)

En entrant sa tranche d’âge, son sexe et le type de vaccin, le calculateur en ligne permet de connaître les bénéfices du vaccin – ainsi que ses risques. (Photo: Romain Gamba / Maison Moderne)

Un outil élaboré par des chercheurs de l’Inserm permet de calculer et de visualiser la balance bénéfices-risques d’un vaccin contre le Covid-19, selon l’âge, le sexe et le type de vaccin. Une manière de lutter contre les réticences à se faire vacciner.

Pour inciter les gens à se faire vacciner contre le Covid-19, des chercheurs du centre de recherche en épidémiologie et statistiques de l’Inserm, en France, ont élaboré et mis en ligne un petit calculateur. L’objectif: permettre à l’utilisateur de visualiser les bénéfices et les risques de la vaccination sur le plan individuel.

L’utilisation est simple: il faut entrer sa tranche d’âge, son sexe et le vaccin utilisé (Pfizer-BioNTech ou Moderna). À partir de cela, le calculateur évalue, d’un côté, le nombre de décès, d’hospitalisations en soins intensifs et de personnes avec des soins persistants évités grâce à la vaccination. Et, d’un autre côté, la probabilité de subir des effets secondaires dus au vaccin.

«On connaît les réticences qu’il peut y avoir dans la population et nous pensons qu’elles sont grandement liées non seulement à la crainte des effets secondaires des vaccins, mais surtout à une méconnaissance de ce qu’est la balance bénéfices-risques au niveau individuel», explique le docteur Viet-Thi Tran, épidémiologiste qui a participé à l’élaboration de l’outil, au média Sciences et Avenir.

Au Luxembourg, selon la ministre de la Santé, Paulette Lenert (LSAP), 90% des résidents des maisons de retraite seraient disposés à se faire vacciner . Mais le taux d’acceptation au niveau du personnel soignant travaillant dans les hôpitaux se situerait davantage entre 45% et 80%. Et rien ne dit qu’au sein de la population générale ce taux soit meilleur. L’enjeu est donc majeur. Car «se faire vacciner, c’est aussi protéger les autres», rappelle le docteur Viet-Thi Tran.