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«On nous empêche de prendre les transports en commun»



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Chaque matin, il faut arriver très tôt pour trouver une place de stationnement. (Photo: capture d’écran Google Maps)

Les frontaliers français qui utilisent le parking du Kinepolis de Thionville n’en peuvent plus de la situation qu’ils vivent tous les matins. Une pétition vient d’être lancée et sera envoyée à la mairie de la ville.

Chaque matin, le même combat recommence devant le Kinepolis de Thionville pour les travailleurs frontaliers: trouver une place de parking. Ce qui devient de plus en plus compliqué pour ceux et celles qui ensuite filent vers Luxembourg via les lignes de bus 300 et 301. Une pétition destinée à la mairie de Thionville vient d’être lancée.

Vous êtes une des initiatrices de cette pétition. Quelles en sont les motivations?

Nathalie Fratter: «C’est la situation vécue chaque matin avant de prendre le bus, situation qui se dégrade. Un P+R est en construction à Metzange. Il devait être prêt en ce début d’année, mais les travaux ne viennent que de commencer. La réception n’aura donc pas lieu avant la fin de cette année. En attendant, nous devons continuer à trouver des alternatives, et ce n’est pas simple.

Des enfants sont déposés de plus en plus tôt dans les crèches ou chez des parents, des gens attendent 20 minutes le bus dans leur voiture...

Nathalie Fratter

Quelles sont ces alternatives?

«Nous nous garons sur le parking Kinepolis, où il y a 468 places. Un vigile est là pour vérifier qu’on a bien un ticket de bus, et il ferme le parking quand celui-ci est complet. Nous allions aussi près de l’hôtel Kyriad, où il y avait environ 70 places et un petit espace vert accessible. Mais la situation a évolué fin décembre dernier.

Que s’est-il passé?

«L’accès aux places du Kyriad a été interdit, tout comme à l’espace vert. Selon ce qu’on nous dit, ce sont des places privées, et un vigile est maintenant chargé de l’accès. Du coup, le parking du Kinepolis est plein de plus en plus tôt. Personnellement, je suis là vers 6h20, car à 6h30, c’est rempli. Beaucoup de monde a donc été se garer dans des rues avoisinantes, parfois sur les trottoirs. Mais les contraventions ont suivi.

Le ras-le-bol est perceptible?

«La pétition a de suite connu un grand succès dans nos bus: c’est significatif. On en vient à vivre des situations de plus en plus compliquées, avec des enfants déposés dans les crèches ou chez des parents de plus en plus tôt, des gens qui attendent 20 minutes dans leur voiture que le bus arrive pour être certains de se garer… Ce qui est triste, c’est qu’on nous empêche véritablement de prendre les transports en commun.

Qu’attendez-vous de cette pétition?

«Elle demande que l’on puisse à nouveau accéder aux places du Kyriad, et à l’espace vert. Mais aussi à un autre espace au-dessus du Kinepolis, occupé actuellement par des gens du voyage.»