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LA table

On a testé Sana, à la place d’Armes



Des produits frais, des suggestions en fonction de ceux-ci et des saveurs précises: le restaurant Sana fait un démarrage remarqué et plein de goût, en attendant d’achever toutes les ambitions de la direction pour ce beau bâtiment. (Photo: Maison Moderne)

Des produits frais, des suggestions en fonction de ceux-ci et des saveurs précises: le restaurant Sana fait un démarrage remarqué et plein de goût, en attendant d’achever toutes les ambitions de la direction pour ce beau bâtiment. (Photo: Maison Moderne)

Un restaurant italien de l’ancien chef du Kava, avec pizzas maison à emporter toute la journée, le tout dans l’ancien Banana’s? Oui, il fallait aller tester le nouveau Sana!

Les travaux ont été si efficaces, en pleine période creuse de la fin de l’été sans Schueberfouer, que l’on s’était à peine rendu compte qu’un tel changement avait lieu, à quelques pas du kiosque de la place d’Armes: le Banana’s, point de rencontre de la communauté LGBTQI+ pendant des décennies, a soudainement laissé la place à un restaurant italien...

Après la surprise et la circonspection, en apprenant que derrière ce nouveau «Sana» se cachait l’ancien chef du restaurant Kava , à Bertrange, Andrea Cavaliere, on a été un peu rassurés et on s’est dit qu’il fallait aller voir ça... S’ils ont été plutôt rapides, les travaux ont complètement changé le lieu: au rez-de-chaussée, une ambiance chaleureuse et des tables hautes qui mènent à la cuisine ouverte au comptoir de pizzas romaines à consommer sur place ou à emporter. Disponibles dans un large éventail de variétés, elles sont franchement appétissantes, mais un tantinet loin du pignon sur rue pour une formule à emporter toute la journée...

Au premier étage, une ambiance plus guinguette italienne pour l’espace restaurant, ainsi qu’un futur coin bar en cours de réalisation, et qui devrait réussir à attirer du monde grâce au cadre exceptionnel et historique qu’il offre dans la partie arrière de l’étage... Côté menu, une carte courte et efficace: 4 entrées, 3 pâtes – dont une carbonara et des spaghettis vongole qu’on a vus passer et qu’on a failli kidnapper sans vergogne –, 4 plats et 3 desserts. Pour débuter, on a testé les veloutés, tomate-stracciatella et courgette-citron-menthe fraîche, pour se mettre en jambes... Et ça a plutôt bien marché! Bien servis et bien assaisonnés, le taf est fait.

Un velouté courgette-citron-menthe fraîche pour une entrée légère, mais bien servie! (Photo: Maison Moderne)

Un velouté courgette-citron-menthe fraîche pour une entrée légère, mais bien servie! (Photo: Maison Moderne)

Pour la suite, après avoir résisté à nos pulsions de vol de pâtes, on s’est laissé conter les suggestions du moment, qui changent chaque jour, ou presque, en fonction des arrivées de bons produits – un des aspects les plus importants pour le chef Cavaliere. Il se trouve qu’il venait de recevoir de «beaux gamberi rossi siciliens, qui vont très bien avec des tagliolini»; on a dit «banco!»... Et là, on a effectivement vu où il s’amusait, le monsieur. C’était bon, bien cuisiné, ça sentait la mer et le produit frais comme il faut. L’assiette est repartie immaculée...

Tagliolini aux «gamberi rossi» de Sicile et pousses de petits pois au Sana. (Photo: Maison Moderne)

Tagliolini aux «gamberi rossi» de Sicile et pousses de petits pois au Sana. (Photo: Maison Moderne)

Après tout ça, le dessert était insurmontable, malgré le tiramisu, qui nous faisait clairement de l’œil. Un ristretto et on enchaîne... En ce qui concerne l’addition, ce sont les prix de l’hypercentre (10/11€ pour les potages, un bon 25€ de moyenne pour les plats), mais rien n’est exagéré, et le service est à la hauteur. Peut-être une formule du midi dans un avenir proche serait bien accueillie?

En tout cas, RIP le Banana’s, on retournera au Sana avec plaisir.

Sana

9, rue Monterey, Luxembourg (Centre-ville)

T. 46 15 11

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