LIFESTYLE & VIE PRATIQUE — Sorties

Présentation du programme 2020-2021

Nouvelle saison au Mudam



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L’œuvre de Robert Morris (ici: Untitled – Portland Mirrors – , 1977. Installation at the Portland Center for the Visual Arts, Oregon, March 1977) fait l’objet d’une exposition au Mudam. (Photo: Castelli Gallery, New York)

Le Mudam Luxembourg a présenté son programme pour la nouvelle saison qui s’annonce équilibrée entre artistes internationaux et locaux, grandes figures historiques et découvertes.

Cette programmation est le reflet du travail accompli par sa directrice Suzanne Cotter pour proposer un ensemble d’expositions qui puissent à la fois attirer le grand public et un public averti, tout en donnant aux visiteurs les outils pour relier entre elles les périodes et les pratiques qui ont marqué l’histoire de l’art jusqu’aux pratiques les plus récentes, en n’oubliant pas de montrer la scène locale.

L’événement phare de cette nouvelle saison 2019-2020 est sans conteste l’organisation d’une exposition de Robert Morris (8 février-26 avril). Grande figure de l’art minimal des années 1960, il est un des artistes majeurs de notre époque. Parallèlement à cette exposition, seront montrées les nouvelles sculptures de l’artiste portugaise Leonor Antunes. Une mise en regard de deux approches qui s’annonce être riche et sensible.

La sculpture est aussi à l’honneur avec l’exposition des œuvres de l’Allemande Charlotte Posenenske (10 octobre 2020 - janvier 2021) qui a reformulé sa pratique sous le signe de la participation sociale et démocratique. Parmi les autres grandes stars internationales, le Mudam organise une exposition du Sud-Africain William Kentridge (5 novembre 2020 - 7 mars 2021), une œuvre forte et marquante, surtout connue pour ses films d’animation, autour des questions de l’apartheid et de l’injustice sociale.

Le côté performatif est toujours bien présent dans cette nouvelle programmation. C’est le travail de l’artiste et chorégraphe Alexandra Bachzetsis qu’il sera proposé de découvrir ce printemps (16 et 17 mai).

Aussi la scène locale

Pour la scène locale, c’est Jean-Marie Biwer qui aura les honneurs du Mudam (7 mars - 24 mai). «L’exposition consacrée au peintre luxembourgeois Jean-Marie Biwer mettra en lumière l’œuvre de cet artiste important, mais relativement peu connu au-delà des frontières du Luxembourg. Elle reflète la volonté du musée d’honorer et de situer le travail des artistes luxembourgeois dans le contexte plus large de la scène internationale», explique Suzanne Cotter.

Par ailleurs, le très renommé curateur italien Francesco Bonami va concevoir Me Family (30 mai - 6 septembre), une exposition pensée comme entrant en écho avec The Family of Man d’Edward Steichen, et présentant de jeunes artistes dont le travail reflète les bouleversements esthétiques de l’ère post-internet, rendus possibles par les progrès technologiques récents et la mondialisation.

Toujours la collection

À côté de ces expositions «événements», les œuvres de la collection du Mudam continuent d’être présentées, notamment dans le parc Dräi Eechelen où deux nouvelles œuvres sont installées, dont «Huius seculi constantia atque ordo inconstantia post eritatis A St. J. (1990)» de Ian Hamilton Finlay, qui a récemment fait l’objet d’un dépôt de la part des American Friends of Mudam.

Entamé en 2019, le dialogue du Mudam avec la Collection Pinault se poursuivra en 2020 avec une nouvelle présentation d’œuvres des deux collections. Il sera intéressant de voir aussi l’exposition Mode & Design curatée par Sarah Zigrand à partir des œuvres de la collection et mise en scène par Georges Zigrand (à partir du 31 octobre).